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Mis en ligne le 16/04/2007
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communique federauto
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Mesures environnementales du gouvernement
en matière de circulation : un coup pour rien
Lors du sommet de Louvain, le gouvernement fédéral a pris certaines
mesures en matière de circulation. FEDERAUTO, la Confédération belge du
Commerce et de la Réparation automobiles et des Secteurs connexes, a
pris connaissance de la teneur réelle de ces mesures telles qu’elles
sont reprises dans la loi-programme approuvée cette semaine et qu’elle
estime être un coup pour rien.
A
l’issue du sommet de Louvain, le gouvernement a voulu donner
l’impression d’avoir pris des mesures de lutte contre le réchauffement
climatique et de réduction de l’émission de particules par les véhicules
au diesel. Ces décisions n’auront toutefois que peu voire aucun
impact. Le gouvernement se doit de mettre en place des incitants plus
marquants afin de motiver les automobilistes à adopter des comportements
plus écologiques.
Le
Gouvernement tente de stimuler l’achat de véhicules émettant peu de CO2
par une réduction sur facture plutôt qu’une diminution d’impôt. Il
s’agit d’une réduction de 15 % du prix d’achat de tout véhicule émettant
moins de 105g/km de CO2 avec un maximum de 4.270 € (indexé) et d’une
réduction de 3 % du prix d’achat des véhicules dont l’émission oscille
entre 105 et 115g/km plafonné à 800 € (indexé).
Cette
mesure ne remportera probablement pas un franc succès car il existe peu
de voitures sur le marché qui respectent ces valeurs limites. En outre,
à l’exception des véhicules hybrides, il s’agit de très petites voitures
qui ne répondent pas aux besoins d’une famille moyenne. Si le
gouvernement tient à ce que les citoyens émettent moins de CO2 qu’à
l’heure actuelle, il devra augmenter les primes aux véhicules au diesel
émettant moins de 145g/km et aux véhicules à essence émettant moins de
160g/km. Cette mesure permettrait à tout acquéreur d’un véhicule moins
polluant que la voiture moyenne de bénéficier d’une prime. De par le
fait que cette mesure n’entrera en vigueur qu’au 1er juillet et que
l’intervention actuelle sera accordée jusque là par le biais d’une
diminution des impôts sur les personnes physiques, aucun « véhicule
propre » ne sera vendu d’ici fin juin.
En
outre FEDERAUTO constate que dans tout le débat autour de l’émission de
CO2 et de l’usage de combustibles, on oublie systématiquement deux types
de carburant, à savoir le LPG et le NGV (du gaz naturel comprimé pour la
propulsion des véhicules automobiles). Pourquoi passe-t-on sous silence
des mesures environnementales qui viseraient à promouvoir l’usage du LPG
et du NGV? En premier lieu, FEDERAUTO pense à l’abrogation de la taxe
sur le LPG et le NGV mais également à l’instauration d’une prime pour
les acquéreurs d’une voiture au LPG ou propriétaires qui font monter une
installation LPG ou NGV sur leurs véhicules. Une voiture au LPG émet
jusqu’à 20 % de CO2 de moins qu’un véhicule à essence et jusqu’à 90 % de
moins de particules qu’une voiture au diesel!
Les
mesures prises dans le cadre des filtres à particules sont également un
coup pour rien. La réduction de 200 € sur la facture n’est octroyée
qu’à l’achat d’un véhicule neuf émettant moins de 130g/km de CO2. Ici
aussi, le nombre de voitures entrant en ligne de compte est trop
restreint. En outre, la réduction est insuffisante pour inciter
l’automobiliste moyen à privilégier à l’achat d’une voiture neuve
l’achat supplémentaire d’un filtre à particules.
Cette
mesure ne devrait donc engendrer aucun recul significatif de l’émission
de particules. Aussi FEDERAUTO estime-t-elle que la réduction accordée
pour le montage d’un filtre à particules devrait être étendue à tous les
véhicules neufs et à tous les véhicules immatriculés. En outre, elle ne
devrait pas uniquement s’appliquer aux voitures de tourisme mais
également aux véhicules utilitaires. La réduction de prix doit
absolument atteindre 500 € comme c’est le cas aux Pays-Bas. FEDERAUTO
est par ailleurs d’avis qu’une ristourne sur la facture n’incitera pas
les professionnels à faire la publicité du filtre à particules. Quand
pourront-ils en effet espérer que le gouvernement leur remboursera cette
ristourne? Le système allemand en vertu duquel le client adresse sa
facture au Service public fédéral qui rembourse directement nous semble
bien plus porteur.
Enfin,
FEDERAUTO fustige également les mesures prises en matière de voitures de
société. Ces derniers sont des véhicules récents dont l’émission de CO2
a déjà été fortement limitée. Cette mesure gouvernementale n’est en
réalité rien d’autre qu’une augmentation de l’impôt pour la plupart des
entreprises puisque leur déduction fiscale pour charges diminuera dans
la plupart des cas à 70 % en moyenne au lieu de 75 %. Cette mesure ne
contribuera pas non plus à diminuer les émissions de CO2.
En
conclusion, FEDERAUTO estime que le gouvernement aurait pu prendre des
mesures d’incitation plus efficaces afin de réduire véritablement
l’émission de CO2 et de particules. La confédération espère que le
prochain gouvernement aura cette volonté en concertation avec les
parties concernées.
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