Attention, une
Volvo V70 D5 peut en cacher une autre...
Marc Lebrun
Le V70 n’est plus, vive le V70 !
Présentée simultanément au Salon de Bruxelles et de Détroit voici
deux ans déjà, la Volvo V70 fait aujourd’hui peau neuve. Outre un face
lift avantageux et réussi, le break nous revient avec de nouvelles
motorisations, dont ce fabuleux D5 qui fait l’objet de notre essai
détaillé.
Sous ses dehors de bonne et gentille bourgeoise propre sur elle,
s’abrite un tempérament de feu effarant ! Jamais encore de mémoire
d’homme, je n’avais éprouvé de telles impressions à bord d’une berline «
mazoutée » !
Le plaisir de conduire y est omniprésent. A son bord, on ne se déplace
pas, on se donne du plaisir et les raccourcis sont bannis du vocabulaire
sous peine de descendre du carrosse bien trop tôt !
Mais suivez-moi plutôt pour une
petite visite guidée sous le capot, vous m’en direz des nouvelles !
Le bloc est un 2.401 cc cinq cylindres turbodiesel à injection directe
Common Rail (rampe commune) entièrement en aluminium. Deux ACT et quatre
soupapes par cylindre, soit, si mes calculs sont bons 20 soupapes ! Le
turbocompresseur est à géométrie variable ; intercooler ; convertisseur
catalytique bifonctionnel avec recirculation des gaz d’échappement. La
gestion est assurée électroniquement. En bref, des performances qui se
traduisent par un seul nombre : 163 chevaux à 4.000 tr/min !
Voilà pour ce qui est de la mise en bouche…
Lorsqu’on sait que cette merveille est un pur produit Volvo et que c’est
le premier diesel a être fabriqué par la marque, on aurait la propension
à les encourager à persévérer dans cette voie royale !
Une sommaire pression du pied sur
l’accélérateur ne sera pas convaincante, dès lors, persévérez dans cette
voie et un râle « creux » vous apparaîtra tout en pressant votre dos sur
le dossier de votre siège. Du couple, de la
puissance et du silence tel sera mon compte rendu de ce moteur hors
norme. Méfiance toutefois, l’impression de vitesse est très peu
perceptible, il faut donc tenir compte de la petite aiguille qui monte
inlassablement au-dessus des normes autorisées…
La Volvo V70
bénéficie de la plate-forme des séries S80 et S60, mais elle demeure un
break sans le moindre compromis : il ne s’agit pas d’une berline
aménagée.
La réputation de Volvo s’est établie -notamment- au travers de la
sécurité, aussi lorsque cette même marque affirme que le V70 est
le break le plus sûr jamais construit par elle, vous êtes en droit de
vous poser des questions. J’y réponds donc bien volontiers par quelques
exemples :
· Le
pare-chocs avant est capable d’absorber une déformation moindre des
structures de la carrosserie
· STC (Stability
and Traction Control)
· ABS
avec répartiteur de freinage
· WHIPS (Whiplash
Protection System)
· Dual
Stage Airbags
·
Ceintures de sécurité automatiques à trois points avec
prétensionneurs sur tous les sièges
·
Limiteurs de tension sur les ceintures de sécurité avant
· SIPS (Side
Impact Protection System)
· Airbags
latéraux protégeant la cage thoracique
·
Protection IC (Inflatable Curtains) contre les lésions à la tête
· Siège
enfant ISOFIX pouvant être monté dans le sens inverse de la marche
·
Banquette arrière renforcée et conçue pour être confortable,
rabattable mais aussi suffisamment solide que pour pouvoir absorber,
en cas de collision, la force de décélération du contenu du coffre
catapulté vers l’avant.
Autre innovation à relever
également : la banquette arrière peut être verrouillée en deux positons
différentes : confort ou volume de chargement supérieur.
Le confort à bord est
optimal, assise parfaite et visibilité
maximale. La tenue de route est parfaite, du moins sur routes
entretenues, car sur chaussées dégradées, mouillées ou déformées, notre
V70 y laisse de sa motricité pour cause de puissance ! J'accorde
également une mention parfait pour ce qui concerne le freinage.
Au chapitre de la consommation, je ne m’étendrai pas trop sur
l’appétit d’oiseau que connaît ce 2.400cc : la moyenne de notre essai se
situe à 6,7 litres/100, alors qu’en usage routier, un petit 5,4
litres/100 lui suffit !
A souligner également, le système audio présent sur notre voiture
d'essai : un HU-803 RDS avec Dolby Surround Pro Logic couplé à un
Subwoofer dans le sous-plancher du compartiment à bagages : tout
simplement époustouflant !
Permettez-moi de vous prodiguer un dernier conseil : envisagez un
essai de la
Volvo V70 D5 tout prochainement, juste elle et vous. C’est à ce
moment là seulement que vous concevrez l’irritation et l'agacement de la
concurrence…
CE QUI EST BON
A DIRE :
Ce qui eut été préférable
de taire :
Puissance / Performances / Moteur
exceptionnel
Confort et silence de fonctionnement
Esthétique réussie
Equipement / Sécurité
Consommation extrèmement basse
Motricité sur
mauvais revêtements
Position des commandes du lève-vitres
côté conducteur trop reculées