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Suzuki Alto, la puce des villes
Mis en ligne le 30/07/2009 - Texte &
photos : Benoît PIETTE
Trente
ans déjà ! C'est en effet en mai 1979 que l'Alto a été lancée.
Sept générations plus tard et après avoir été vendue à plus de
dix millions d'exemplaires, elle reste toujours l'archétype de
la mini voiture urbaine. Dotée d'un design jeune et aguicheur,
cette dernière mouture a déjà convaincu plus de deux mille
acquéreurs en Belgique et au Luxembourg.
"Kei car"* au
Japon
Conçues dans l'immédiat après guerre, ces mini voitures qui
répondent au doux nom de keijidōsha ou "Kei cars" sont restées
très en vogue au Japon. Pour preuve : près de la moitié de toute
la production de l'Alto a été écoulée sur le marché national !
* (Voiture
légère en japonais)
La
forme de ses phares et sa calandre lui donne un petit air ahuri
qui fait craquer les foules. L'intérieur est sympa et
ergonomique même si c'est le règne du plastic dur. Un
compte-tours "style Smart" est disponible sur la version GLX.
Nous regretterons toutefois l'absence d'ordinateur de bord et
une console un peu trop massive à notre goût. Celle-ci intègre
un système audio avec lecteur de CD compatible MP3/WMA. Il peut
aussi être raccordé à un lecteur iPod ®.
Comme sur la majorité des voitures actuelles, la partie
supérieure du tableau de bord se reflète dans le pare-brise. En
outre, par temps humide, l'air conditionné s'avère indispensable
si l'on ne veut pas voir apparaître rapidement de la buée dans
l'habitacle.
Le réglage des rétroviseurs extérieur reste manuel. Les
rangements intérieurs sont nombreux et bien pensés. Notons au
passage que la boîte à gant n'a pas de couvercle. Grâce aux
portes arrière,
l'accessibilité
est bonne pour deux adultes. Ils pourront y séjourner pour de
courts trajets. Comme l'Aygo et ses deux jumelles françaises (la
Peugeot 107 et la Citroën C1), les vitres à l'arrière ne
descendent pas mais sont à compas.
Le coffre arrière est encore plus exigu que ces dernières (même
pas 130 dm³) mais avec les sièges rabattables 50/50, son volume
maximum peut atteindre 774 dm³, soit 25 dm³ de mieux que le trio
concurrent. Mais dans le petit monde des "Kei Car", la Daihatsu
Cuore mettra tout le monde d'accord avec un volume maximal de
chargement frisant le mètre cube !
Au niveau sécurité, l'Alto n'a récolté que trois étoiles aux
tests Euro NCAP ce qui est peu. En effet, les essais ont surtout
déploré une faible protection des jambes inférieures du
conducteur ainsi que celles des piétons. A signaler aussi que
l'airbag du passager avant ne peut pas être neutralisé ce qui
interdit l'installation d'un siège enfant dos à la route. Enfin,
l'Euro NCAP déplore que l'antidérapage ESC ne soit livré
d'origine sur toutes les versions (notre version GLX en
disposait).
Un moteur pétillant
En 1979, elle était déjà propulsée par un petit moteur à trois
cylindres de 550 cm³ délivrant 28 ch.
Développant
à présent 68 ch. pour une cylindrée de 996 cm³, ce tricylindre
répondant aux normes Euro 5 adore monter en régime. Par rapport
à son alter ego chez Toyota, ce moteur semble plus policé. À
allure constante, il sait se montrer particulièrement discret.
Il est vif et endurant pour autant que le terrain soit plat.
Pour des raisons évidentes
d'économie de carburant, les deux derniers rapports de boîte de
vitesses tirent très long : à 120 km/h compteur en cinquième ce
petit moteur tourne à moins de 3500 rpm. Pour le peu que l'on
prenne un parcours accidenté, il ne faudra donc surtout pas
hésiter à relancer la cavalerie, notamment si toutes les places
sont occupées par des passagers avec armes et bagages ! Ces
relances intempestives auront à la longue une influence néfaste
sur la consommation moyenne.
Cependant, au terme d'un essai d'environ 550 km, l'Alto a brûlé
environ 5 litres au cent, ce qui correspond, grosso modo, aux
consommations relevées au volant de la Cuore ou de l'Aygo et
Cie.
Légère et amusante
A son volant, on constate que les sièges sont durs mais
maintiennent bien le corps. Le volant n'est
réglable
qu'en hauteur. Quoique excellente, la boîte de vitesses émet
quelques bruits de tringlerie lors des changements de rapport et
parfois, il arrive que la marche arrière soit un tantinet rétive
à passer. La suspension est ferme et occasionnellement
sautillante quand le revêtement routier est dégradé.
Néanmoins, l'Alto garde une tenue
de route efficace. Mais il est évident que son terrain de jeu
restera la ville. Elle se faufile avec bonheur dans la
circulation et ses accélérations la rendent particulièrement
efficace dans cette jungle. En outre, avec un diamètre de
braquage de 9 m, elle se gare dans un mouchoir de poche. A
propos de la rétrovision lors de ces manœuvres, il faudra
toutefois composer avec une lucarne arrière assez étriquée.
Avec sa bouille sympa et une maniabilité peu commune, il est
évident que le succès est déjà au rendez-vous. Son prix contenu
et les primes écologiques lui permettront de ratisser large et
pas uniquement auprès des citadins…
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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