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Le Subaru Forester Diesel, une greffe plus que réussie !
Mis en ligne le 10/06/2009 -
Texte &
Photos : Benoît PIETTE
Jusqu'à
présent, au royaume des SUV, le Forester ne faisait que de la
figuration : pourtant il avait tout… sauf un moteur. En effet,
un SUV sans propulsion diesel en Europe, c'est comme un sushi
sans thon au Japon. C'est maintenant chose faite avec
l'introduction du nouveau moteur diesel maison.
Bien né
Depuis l'apparition du concept "Sutoriga" au salon de Tokyo en
1995, beaucoup d'eau est passée sous les ponts. L'acronyme SUV
n'existant pas encore, on parlait plutôt à l'époque d'un
véhicule dont la conception oscille entre un break et un 4x4.
Apparu sur nos marchés deux ans plus tard, il utilisait la
plate-forme de l'Impreza et était propulsé par un 2 l ou un 2,5
l repris de l'Outback. Pour l'anecdote, une mécanique de l'Impreza
WRX légèrement dégonflée lui a même été
adjointe par la suite, démontrant ainsi ses prétentions
sportives.
Jusqu'à présent, sa carrière est restée relativement discrète en
Europe sauf dans des pays comme la Suisse où ses aptitudes en
4x4 ont toujours été reconnues et saluées.
Pour les passionnés de la marque aux six étoiles, le Forester se
devait de posséder ce fleuron de la technologie diesel. Fort de
147 ch. et possédant un couple de 350 Nm de 1800 à 2400 rpm, ce
moteur ne pouvait que lui convenir. Depuis son apparition,
Subaru avoue non sans fierté, que ses ventes globales en
Belgique ont plus que doublé et que le diesel est choisi par 65
% de ses nouveaux clients.
Une greffe au gasoil
Depuis 1997, il est à son troisième face-lift. Par rapport à son
devancier, il a grandi de 7,5 cm, portant
ainsi
sa longueur à 4,56 m. Haut de 1,70 m, il est devenu à présent un
véhicule dans lequel on monte, un véritable SUV avec une
habitabilité généreuse pour tous les passagers. Son
coffre à bagages possède une bonne
contenance et présente un plancher plat qui,
associé au large hayon et aux sièges arrière rabattables 60/40,
améliorent son accès et sa praticité. Comme la Legacy et l'Impreza,
la version diesel est reconnaissable à sa prise d'air sur le
capot avant.
Du diesel ? Parlons-en : ce moteur coupleux est
ce qui se fait de mieux dans le domaine du diesel, il est vif,
silencieux et boit comme un chameau. Il répond présent à la
moindre sollicitation du pied droit et, avec un réservoir de 64
litres, il est tout à fait possible de dépasser le millier de
kilomètres sans pour autant se traîner. Il est secondé par une
boîte de vitesses dont les six rapports sont bien étagés. Hélas,
sa commande est "virile" et pour corser le tout, elle accroche…
Heureusement que le couple relativement bas du moteur permet de
rester paresseux dans son maniement…
Au niveau du châssis, son empattement a été
allongé et ses voies élargies. Sa garde au sol de 215 mm lui
permet de sortir des routes bitumées, mais attention : le
Forester ne joue pas dans la même cour que les Mitsubishi Pajero,
Nissan Patrol, Toyota LandCruiser ou autre Land Rover Defender.
Toutefois, il fait mieux que se débrouiller et ce n'est pas
seulement à l'avenue Louise que vous pourrez le croiser…
Un SUV au long cours
A son bord, l'ensemble respire la robustesse.
Même sans réglage lombaire, la position de conduite est
bonne.
Les accoudoirs latéraux sont rembourrés et la console
centrale dispose d'un accoudoir coulissant en
dessous duquel se trouvent une prise jack auxiliaire et une
prise d’alimentation 12 V. Dommage que le frein à main
soit disposé si près de l'assise du siège du conducteur.
L'éclairage nocturne et le tableau de bord diffusent une lumière
bleutée. Au centre, on retrouve le système de
navigation par DVD et audio dont l'usage est facilité par
un écran VGA à commandes tactiles. De
nombreux rangements sont disposés sur la console centrale, à
noter que la boîte à gant ne ferme pas à clé. Petite attention
délicate : les essuie-glace avant disposent d'un dégivrage tout
comme les rétroviseurs extérieurs, hélas, ces derniers ne sont
pas rabattables électriquement.
Avec sa suspension souple, ses sièges
confortables et son bruit contenu, il est souverain sur les
longues distances. Son installation audio qui bénéficie de la
technologie Audyssey MultEQ
métamorphose ce SUV en la salle Henri Leboeuf du palais des
Beaux-Arts.
Mais
ce n'est pas seulement sur les grands axes qu'il montre ses
capacités routières : une direction électrique précise, un
châssis rigide, une transmission Symmetrical AWD
ainsi que le centre de gravité bas du moteur boxer procurent au
Forester une tenue de route hors du commun. En outre, grâce au
système Vehicle Dynamics Control, la répartition du couple, la
puissance du moteur et les freins sont gérés constamment. Pour
compléter cet arsenal sécuritaire actif, le Forester est pourvu
d’un correcteur d’assiette sur la suspension arrière. En plus,
il possède une aide au démarrage en côte.
Une embellie dans la tourmente
Dans cette période de crise, ce moteur diesel
vient à point nommé pour la marque aux six étoiles. Les
statistiques communiquées par Subaru Belgique le confirment :
depuis le début de cette année, le moteur diesel représente 98 %
des commandes de Forester !
Souhaitons que l'arrivée prochaine d'une boîte de vitesses
automatique pour diesel, mette un terme aux critiques
récurrentes à l'égard de la boîte de vitesses actuelle.
Technique
d'égalisation brevetée garantissant une audition parfaite
quelle que soit la place que l'on occupe dans le véhicule
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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