)
Apparue
en 1997, la Prius attaque l’Europe en 2000, s’offre une nouvelle robe en
2004, s’adjuge le titre de « Voitude de l’Année » en 2005. Et
débarque chez nous dans sa 3ème déclinaison.
Selon Toyota, l’industrie automobile est confrontée à trois défis
écologiques majeurs : la qualité de l’air, le changement climatique,
l’offre et la demande énergétiques.
Proposer « la bonne voiture, au bon endroit et au bon moment » guide
Toyota convaincu que la propulsion hybride est bel et bien la
technologie fondamentale du XXIème siècle. Même si Toyota développe des
systèmes hybrides depuis plus de trente ans…
Combinant un moteur essence de 1798 cm3 développant 98 ch avec un moteur
électrique de 81 ch dont la batterie se recharge lors du roulage et du
freinage - soit une puissance maxi totale accrue de 35% pour atteindre
136 ch-, la Prius Hybride est équipée d’une transmission électrique à
variation continue (CVT)
qui
entraîne les roues antérieures.
A la clé : une consommation d’environ 5,5 litres en usage normal. En
effleurant l’accélérateur et à 35 km/h de moyenne, il est possible de ne
brûler que 3,8 litres aux cent kilomètres. Soit une amélioration de 23%
par rapport au modèle précédent.
Plus intéressant encore est le nombre réduit de g de C02 rejetés au
kilomètre puisque l’émission oscille entre 89 et 92. Une baisse de 26%
dont le moindre des bénéfices n’est certes pas la prime gouvernementale
de 15%.
Plus légère de 40 kg et moins encombrante (4,460 m X 1,745 m X 1,5 m),
cette Prius de la 3ème génération avoue un Cx de 0,25 et offre un
comportement routier sans surprise. Et sans amusement particulier. Après
tout, son but n’est pas d’enthousiasmer ses occupants par des
performances décoiffantes mais de les véhiculer dans le strict respect
de l’environnement et en ménageant leur budget carburant. Et là elle y
parvient avec brio.
L’habitacle
s’avère confortable et accueillant avec une très originale console
centrale à double étage, un écran effilé d’affichage par diodes au
milieu de la planche de bord quelque peu austère, un volant réglable en
hauteur et profondeur avec commandes du système audio, de la clim’ et de
l’Eco Drive, deux boîtes à gants superposées qui compensent les mini
espaces de rangement des portières, un accoudoir central faisant
également office de trappe pour objets à camoufler, une banquette
arrière fractionnable 2/3-1/3, sept airbags, des appuie-têtes actifs, un
affichage tête haute dans le pare-brise afin que le conducteur se
concentre sur sa trajectoire…
Elle se décline en Terra,
Luna, Solar et Solar Premium qui inclut le cuir.
Partageant la plate-forme de l’Auris et de l’Avensis, héritant de
nouvelles roues (15 » et 17 ») au design flatteur et de sa
traditionnelle vitre arrière sabrée d’un becquet noir, elle se badge sur
le coin inférieur droit de la malle arrière d’un discret et bleuté «
Hybride Synergy Drive » qui ne laisse planer aucun doute sur les
entrailles de la voiture qui pointe à 180 km/h.
Notons
aussi une nouvelle ventilation à énergie solaire qui interdit une hausse
de température excessive lors du stationnement, des panneaux solaires
intégrés au toit vitré coulissant destinés à l’alimentation du
ventilateur électrique de la climatisation qui peut être enclenchée par
télécommande trois minutes avant d’accéder au véhicule ainsi que l’aide
intelligente au stationnement qui guide automatiquement la voiture dans
l’emplacement ad hoc sans que son conducteur ne doive toucher le volant.
Autres bons points : 4 freins à disque, ABS, contrôle de stabilité avec
assistance directionnelle et répartiteur électronique de la force de
freinage sont standard.
Inaudible au démarrage comme en ville tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur, la Prius dispose de trois modes de mobilité : EV pour le
tout électrique du démarrage jusqu’à 70 km/h, Eco qui favorise une
économie de carburant à hauteur de 10 à 15% et Power qui intensifie
l’accélération pour une conduite plus soutenue.
Dédiée
à une clientèle « qui se veut autre », confortable, raisonnable et
s’inscrivant bien à propos dans le courant « automobile correct », la
Prius devrait séduire 800 belges durant cette année et 1.400 en année
pleine. Facturée entre 27.150 € et 36.450 € desquels il convient de
déduire les incentive gouvernementaux, la troisième Prius sera
commercialisée dans 80 pays pour 40 à sa devancière.
Pas étonnant dès lors qu’on
sait que la Prius est la Toyota qui connaît le moins de pannes et qui
sera sous peu assortie de garanties long terme.. De quoi compenser la
tarification entendue de ce produit au concept sans cesse plus
innovateur.

Nos précédents essais sont disponibles
ICI
Haut de page