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Porsche 911 Targa
Au volant de…
Toutes les Porsche !
Mis en ligne le 05/12/2006 - Texte :
Alain Hoebeke
Cayman, Boxster, Cayenne et bientôt
Canamera. Porsche, ce n’est pas que la 911 même si l’âme du Coupé le
plus célèbre du monde plane sur chaque réalisation du constructeur de
Weissach. Pour le plaisir, nous avons essayé pour
vous les différents modèles de la gamme.
Compte-rendu d’un galop d’essai avec 4
purs-sangs. Allez, ne soyez pas jaloux. En selle !
Le
Cayman n’a pas à rougir de figurer au catalogue aux côtés de sa grande
sœur. C’est une Porsche, une vraie ! Vous en serez convaincus si vous
mettez un jour le « Flat six » en route et que vous avez le bonheur
d’enclencher la première. Ce coupé à moteur central offre déjà
l’aménagement intérieur que l’on est en droit d’attendre d’une voiture
de Weissach avec son compte-tours bien au milieu d’un tableau de bord
complet. Au-delà de cette ambiance visuelle, c’est l’ambiance sonore qui
prime même avec le « petit » 2.7 l (245 ch) calé au creux de vos reins.
Ici comme partout dans la gamme Porsche, à vous de faire les bons
choix ! Pneus, pack sport, boîte aussi. Même si les versions 5 et 6
vitesses manuelles de la Cayman affichent des chronos identiques pour le
0-100, elles n’ont pas le même comportement sur la route. L’étagement de
la seconde aura vos faveurs, si vous êtes « joueur ». Elle est à
conseiller pour la qualité des reprises. Par contre, si vous aimez la
performance mais pas le « tricotage la Tiptronic S s’impose.
Le bilan
de conduite ne sera pas différent pour le Boxster S (3,2l – 280 ch) qui
vous offre en plus le plaisir de conduire cheveux aux vents sans perdre
une miette de cette ambiance incomparable.
En ce qui
concerne le Boxster « de base » (2,7l – 245 ch), son comportement plus
civilisé, ses performances distillées avec plus d’onctuosité créent une
véritable différence avec la version « S ».
Seul le
Cayenne se démarque finalement des coupés les plus sportifs par ses
caractéristiques intrinsèques. Sans pour autant diluer l’esprit de la
marque. Le Cayenne est typé Porsche sans la moindre équivoque et son
comportement routier de même que ses performances en attestent. Ainsi le
V8 du Cayenne S que nous avons condu it
sur les autoroutes allemandes n’a éprouvé aucune difficulté à suivre le
train des berlines les plus puissantes, sans que la stabilité du
véhicule ne soit prise en défaut et que le confort des passagers n’en
souffrent. Attention toutefois au bilan consommation, à la hauteur des
performances…soit pas loin des 20 l/100 km
Enfin
pour vous faire saliver jusqu’au bout, nous terminerons par
l’extra-terrestre !
Eh oui,
nous avons pu conduire la 911 Turbo, sans restriction ! Départ :
Francfort, arrivée : Bruxelles. Près de 400 km au volant d’un bolide qui
a le don de vous coller le dos au siège, tout le temps. Pas moyen de
trouver ses limites. A 280 km/h bien tapé, il faut lever le pied car
loin devant une voiture encore toute petite dans votre champ de vision
se décale vers la bande de gauche de l’autoroute. C’est loin devant !
Mais à cette allure, vous avez parcouru 77 mètres à chaque seconde. Vous
n’avez plus l’impression que vous roulez sur le ruban de bitume mais
c’est l’horizon qui se jette sur vous.
Inexploitable en Allemagne, surréaliste en Belgique, la 911 Turbo et ses
quelque 481 ch, est à elle seule un monde à part, l’exceptionnel dans le
plus pur sens du terme, un aboutissement qui vous amène à penser qu’il
n’y a sans doute plus moyen de « rêver » plus fort.
Porsche 911 Targa.
Une
légende sous verre
Comme
la pantoufle de verre à Cendrillon, le toit transparent va à ravir à la
911.
Avec les nouvelles
Targa 4 et 4S, Porsche perpétue une tradition qu’il entretient depuis
plus de 40 ans. Celle de conduire « à ciel ouvert » sans avoir les
cheveux aux vent. La différence est peut-être subtile mais au volant
d’une voiture de 325, voire 355 ch, c’est une subtilité qui compte.
Elle en jette !
Avec son toit en
verre, ses surfaces vitrées effilées et ses profilés en alu, la Targa
soigne son look. Une physionomie qui en jette : carrosserie élargie de
44 millimètres à l’arrière par rapport aux 911 Carrera à propulsion et
grandes roues (295/35 ZR 18 à l’arrière pour une Targa 4, 305/30 ZR 19
pour la Targa 4S) en imposent !
L’une ou l’autre
La nouvelle Targa est
la première à pouvoir se doter des deux motorisations actuelles de la
gamme des 911. On retrouve donc sur la Targa 4 le six cylindres
délivrant 325 ch (239 kW) et sur la 4S la version 355 ch (261 kW).
Vitesses de pointe de 280 et 288 km/h. Vous l’avez compris, la Targa
reste avant tout une 911 ultra-sportive. On ne lui a rien refusé même
pas –c’est une première - la transmission intégrale.
Une
« dot » de bonne famille
A l’intérieur, la
dotation standard intègre, entre autres, une climatisation automatique
et le système Porsche Communication Managemant (PCM) avec radio
intégrée, lecteur CD et neuf haut-parleurs. Si vous êtes fan, n’hésitez
pas : le système ambiophonique BOSE Surround Sound est une option faite
pour vous.
Virile
ou facile ?
Facile
avec avec la boîte Tiptronic S à 5 rapports ou virile avec la boîte
mécanique 6 vitesses, les Targa restent typées à souhait. Tantôt
onctueuses, tantôt bestiales, elles vous offrent toute la palette des
plaisirs automobiles, en ce et y compris le bruit. Allez faire un petit
tour sur le site
www.porsche.be, des fichiers
audio vous donneront un aperçu de ce que l’on peut entendre dans cet
habitacle.
Sécurité routière
D’une sécurité passive
aboutie, la Targa comme les autres 911 offre également une sécurité
active à la hauteur de ses performances. Une puissance de freinage plus
qu’honnête et un PSM (Porsche Stability Management) qui vous autorise à
frôler la limite et vous permet d’apprécier la conduite sportive sans
trop d’appréhension.
Le plus
Le pack Sport Chrono
Plus : un réglage plus dynamique de différentes fonctions de la voiture,
un programme qui module les caractéristiques de la gestion moteur, de la
boîte (Tiptronic S) et du Porsche Active Suspension Management (PASM),
pour aller chercher un chrono. Et le chrono fait partie de l’équipement
de même que l’ordinateur de bord qui fera de jolis graphiques pour
commenter vos « temps ».
Stop!
Le Porsche Ceramic
Composite Brake (PCCB). Surtout à ne pas essayer si vous n’avez pas les
sous pour vous l’offrir. Vous ne pourrez plus vous en passer. La
puissance de freinage de ces disques de frein composites à céramique est
phénoménale. A un tel point que les disques en fonte - pourtant
excellents - ne supportent plus la comparaison.
A voir
L’intérieur.
L’ergonomie reste allemande mais le choix des matériaux et des ambiances
devient de plus en plus « cosy ». A voir, les harmonies bi-ton, trois
associations de cuir : noir/terre cuite, noir/gris roche et noir/sable.
A
savoir
La marque Targa est
empruntée à la célèbre course sur route Targa Florio et fut déposée au
milieu des années 60 pour le concept de conduite à découvert inédit à
l’époque. La première 911 Targa fut dévoilée par Porsche en septembre
1965 au Salon de Francfort (IAA). La nouvelle variante de modèle
répondait au besoin de sécurité accru exprimé par la clientèle
américaine. La production démarra fin 1966 et la 911 Targa fut lancée
sur le marché en 1967. Cette variante s’est forgée une position dans la
gamme des modèles Porsche. En moyenne, un acheteur de 911 sur dix opte
pour cette silhouette.
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