|
206+, un plus à la 206 ?
Mis en ligne le 14/11/2009 - Par Benoît
PIETTE
Succédant
à la 205 - un sacré numéro de chez Peugeot - la 206 a relevé le gant
avec panache en devenant indissociable du paysage automobile européen.
Son éventuelle disparition au profit de la 207 aurait laissé un vide car
cette dernière plus bourgeoise et plus cossue ne correspond pas à
l'attente d'une certaine clientèle à la recherche d'un modèle abordable
dans un style plus actuel. Pour cette dernière, se rabattre sur la trop
citadine 107 n'était pas non plus au programme. Il fallait donc une
solution…
Une 206 au goût du jour
Devant le succès de la 206 "Génération" vendue en 5000 exemplaires
l'année dernière, Peugeot a décidé de rhabiller la 206 : la face avant
reprend le faciès de la 207 avec à droite, les ouies typiques de feue la
206. A l'arrière, les feux et le pare-chocs ont été retravaillés mais
moins profondément. A l'intérieur, on
dirait
une 207 : on y retrouve en effet beaucoup de traces, mais certaines
commandes proviennent encore de la 206 comme par exemple sur la console
centrale, les commandes pour le réglage des rétroviseurs électriques,
les vitres avant ainsi que la condamnation des portières.
L'instrumentation est précise et n'est heureusement pas encore
digitalisée. Quelques joncs chromés viennent égayer la planche de bord.
Hélas, la baguette entourant l'écran de l'ordinateur de bord et des
aérateurs centraux se réfléchit méchamment dans le pare-brise… il y a
bien une parade, c'est de porter des lunettes Polaroïd mais les données
de l'ordinateur seront alors illisibles.
Avec une assise trop horizontale des sièges avant et un volant réglable
uniquement en hauteur, la position de conduite est identique à la 206.
Sur route, un délice !
A son volant, elle a gardé tout le caractère pétillant de la
206. On y retrouve sa vivacité et sa précision qui
font
merveille sur les petites routes de campagne. Certes, le moteur de 1,1
n'est plus de première jeunesse et ses 60 ch. ont leur avenir derrière
eux, mais il faut admettre qu'elle permet de se faire plaisir sans pour
cela essuyer les foudres de la maréchaussée.
Le changement de vitesses est agréable et le freinage endurant.
Le moteur relativement silencieux. A 90 km/h, il ne tourne qu'à 2500 rpm
et à 3300 rpm à 120 km/h ce qui est peu pour une cylindrée de 1124 cm³.
Evidemment, en zone urbaine ou périurbaine, ses 60 ch. suffiront
amplement, tout comme l'autoroute de la mer, au relief particulièrement
plat…
En revanche, si vous habitez l'Ardenne, il faudra prendre son mal en
patience.
Pour qui s'adresse-t-elle ?
Sous-motorisée, elle l'est certainement, mais elle sait rester sobre
(votre serviteur a mesuré une consommation entre cinq et six litres au
cent). Amusante à conduire, elle ravira les jeunes conducteurs. Même si
l'on ne peut plus parler de nouveauté, elle a son petit succès : lancée
en mars de cette année,
2800
exemplaires ont déjà trouvé preneur. Quant à savoir si d'autres
motorisations plus puissantes pouvaient voir le jour, Peugeot a été
formel : la 206+ ne sera jamais une "207 light". Certes, il y aura des
évolutions dans les moteurs (le passage aux normes Euro 5 par exemple)
mais il est apparemment exclu de songer à des 206+ à motorisations plus
puissantes qui viendraient "cannibaliser" la 207.
Cette conception semble correspondre à la réalité : l'image client de
cette "nouvelle vieille voiture" semble différer fortement de celle de
la 207 : presque un client sur deux choisissent une version essence
alors que sur la 207, cette proportion se réduit à un sur trois. En
outre, entre la version 1,4i et la 1,1i essayée par la rédaction, la
plus petite cylindrée est plébiscitée trois fois sur quatre… ce qui
confirme ici son statut d'entrée de gamme.
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
Haut de page
|