La Vectra, c’est
comme le bon vin, elle bonifie avec l’âge. Cela fait déjà pas mal de
temps que le monogramme Vectra fait les beaux jours de la marque Opel.
Après avoir su s’imposer auprès des particuliers, il a surtout pris sa
place dans le marché des flottes qui détermine son succès aujourd’hui.
La dernière
génération de Vectra ne déroge pas à la règle. Cette voiture doit
répondre à de multiples exigences. Elle doit être familiale, grande
routière, pratique et économique. Différents impératifs auxquels sont
sensibles à la fois pères de famille et responsables de parcs de
véhicules.
Voilà pourquoi la Vectra rassemble sous une seule et même appellation
plusieurs types de carrosserie, une belle palette de niveaux de finition
et un large éventail de motorisations.
Vous l’aurez compris après avoir lu ces quelques lignes : avec la
Vectra, Opel entend ratisser la plus large clientèle possible et étant
donné l’enjeu, il n’y a pas de droit à l’erreur. Il n’est donc pas
étonnant d’assister à l’apparition d’un break dans la gamme même si
celui-ci a pris son temps pour arriver. En attendant de le découvrir,
remettons un coup de projecteur sur cette voiture. Nous vous proposons
aujourd’hui d’essayer non pas une mais deux Vectra. La version 2.0 DTI
Notchback et la 2.2 DTI GTS. L’essai côte à côte de ces deux véhicules
vous montrera que sous un même monogramme peut se cacher deux
personnalités fort différentes.
Classique ou élancée Commençons par la « classique ». Avec sa carrosserie 3
volumes, la Vectra Notchback entend perpétuer le style de la berline
« bien comme il faut ». Même si les monovolumes se sont
taillés une large part de marché dans ce secteur, ils ne sont pas venus
à bout du design de la berline à coffre séparé. Celui de la Vectra est
assez massif. La ligne supérieure haut placée et ses contours carrés
permettent de reconnaître cette version à coup sûr même si elle partage
la face avant de ses « sœurs » et la forme rectangulaire typique des
blocs optiques.
La GTS affiche un design plus élancé. Ici le coffre fait partie
intégrante des lignes de fuite de la voiture. Même si les contours
restent angulaires pour bien souligner la personnalité de la voiture, le
dessin est plus fluide et donne une apparence plus sportive. Il suffit
de quatre belles jantes alu pour finaliser le tout.
A l’intérieur, deux caractéristiques importantes apparaissent
directement. La première est la hauteur du mobilier de bord qui vous
donne l’impression d’être enfoncé profondément dans l’habitacle. La
seconde est une habitude que les « Opeliens » connaissent bien : la
fermeté « germanique » des sièges. Amateurs de coussins moelleux
s’abstenir ! Sobre
et de bon goût, l’aménagement intérieur est avant tout fonctionnel. Du
côté de la Notchback comme de la GTS, tout est à portée de main.
Surprenant ! la commande électronique des indicateurs de direction. Fini
le bon vieux levier qui vient se caler dans son encoche. Il est remplacé
par une commande à impulsions.
Délicate, la console centrale qui rassemble ordinateur de bord et
système audio. Elle vous demandera une certaine habitude avant de la
maîtriser parfaitement.
Homogène, l’équilibre des volumes entre espace voyageurs et espace de
chargement. Avec toutefois un « plus » pour la fonctionnalité de la GTS
qui profite des avantages de sa banquette arrière amovible.
Enfin, côté style, chaque habitacle reste en accord avec l’image de la
berline qui l’abrite grâce à un choix de matériaux qui favorise par
exemple, l’élégance des couleurs chaudes sur la Notchback et le côté
sportif des couleurs sombres sur la GTS.
Pour 200 cc de plus. C’est en abordant le chapitre motorisation et comportement
routier que l’on en vient à cerner la véritable différence de
personnalité entre les deux sœurs. Les 200 cc qui séparent les versions
diesel Notchback et GTS ont été diablement bien exploités par Opel. D’un
côté 100 ch de l’autre 125 mais aussi et surtout une courbe de couple
qui évolue elle aussi de manière significative. En
clair, le 2.2 l vaut vraiment le détour par rapport au 2 litres car il
lui est supérieur de manière globale, dans toutes les plages de régime
et dans tous les cas de figure.
Opel peut donc se vanter d’avoir réussi sa copie.
La Notchback 2 litres est très homogène. Son comportement profite non
seulement d’une suspension qui isole parfaitement des inégalités de la
route mais aussi de Good Year tout simplement exceptionnels et qui
rendent cette Vectra très agréable à vivre aussi bien sur l’autoroute
qu’en parcours sinueux.
La balance confort – tenue de route - penche un peu plus en faveur du
comportement routier au volant de la GTS mais sans briser l’homogénéité
d’un ensemble qui supporte bien le « plus » de performances offert par
le moteur. Il faut dire qu’Opel a développé un système IDS (Interactive
Driving System) qui coordonne très correctement les données fournies par
les systèmes électroniques comme l’ABS, les mouvements du volant et
l’utilisation dynamique des pédales pour optimiser les réactions entre
les suspensions avant et arrière de la voiture.
C’est pour un 2.2 l bien carré et la qualité d’un châssis qui s’adapte
aisément à chacune des 2 motorisation qu’il faut prendre la peine de
bien réfléchir avant de choisir une Vectra car sous des robes semblables
se cachent des caractères sensiblement différents mais tout aussi
intéressants.
A vous de choisir !