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Plus petit que le Berlingo Multispace : le Nemo Combi
Mis en ligne le 30/10/2008 - Texte &
photos : Benoît PIETTE
Voici un petit ludospace compact qui fera la joie des ménages
avec de jeunes enfants pour qui la fonctionnalité et l'économie
passent avant les gadgets et un look ravageur. Certes, il existe
bien une version XTR qui renforce l'aspect "loisirs" mais pour
l'instant, celle-ci est absente du parc presse de Citroën Belux…
Un concept bien pratique en ville.
A première vue, le Nemo Combi surprend par sa largeur au vu de
sa longueur relativement modeste (moins de 4 m). Sa face avant
attire la sympathie et donne une impression de robustesse avec
son épais pare-chocs devant répondre aux normes les plus élevées
des tests NCAP. L'espace réservé aux places avant est énorme :
règle en main, la largeur aux coudes dépasse même celle de sa
grande sœur la Berlingo First !
Quant aux passagers arrières, ils sont assis 4 cm plus haut, ce
qui permettra au fiston d'avoir un oeil sur la vitesse de son
papa… Les portes arrières à glissières lui permettront de les
ouvrir sans toucher les véhicules mitoyens mais pour les fermer,
il ne devra pas hésiter d'utiliser toute sa force pour les
verrouiller, surtout si la voiture de papa est engagée sur une
rampe !
Avec une hauteur sous pavillon de plus de 1 m tant à l'avant
qu'à l'arrière, le Nemo Combi ne craint pas d'embarquer des
joueurs de basquets, ce qui est inattendu pour un véhicule aussi
peu encombrant.
L’accès à l'arrière s'effectue par des portes battantes
asymétriques s'ouvrant sur seuil de coffre situé à un peu plus
de 50 cm du sol. Sa capacité est déjà de 356 litres sous
tablette mais frise les 0,9 m³ lorsque la banquette arrière est
rabattue. Si celle-ci est déposée, ce volume atteint 2,5 m³, ce
qui n'est pas mal pour cette catégorie de véhicule. Quant à sa
charge utile, elle atteint 610 kg. Sur le panneau droit du
coffre, notre version possédait une astucieuse lampe torche
amovible qui se recharge sur le circuit électrique de la
voiture.
En ville, comme un poisson dans l'eau.
A bord, on trouve facilement sa position de conduite grâce à un
siège réglable en hauteur, un soutien lombaire et un volant
réglable en hauteur et en profondeur. Le levier de vitesse tombe
naturellement en main. Certes, les plastiques sont durs et la
tôle est apparente à beaucoup d'endroits, mais le tout reste
homogène et l'impression d'espace et de lumière prédomine.
Cependant, il faut remarquer que, contrairement à la Qubo de
Fiat, Citroën comme Peugeot avec sa Beeper Tepee n'ont pas
retenu la troisième vitre de custode qui allège singulièrement
la poupe tout en augmentant encore plus sa luminosité
intérieure.
Le seul problème rencontré concerne la rétrovision intérieure
qui est handicapée par le montant assez épais des portes
arrières. Il y a toutefois moyen de s'en tirer avec le
rétroviseur extérieur droit, mais ce n'est qu'un pis aller,
surtout par temps de pluie… Ici encore, Fiat a éliminé ce
problème en montant sur sa Fiorino Qubo un hayon arrière
particulièrement bien intégré.
Le Nemo Combi est particulièrement à l'aise en ville et en
banlieue, son rayon de braquage très court et sa taille mini lui
permettent de se faufiler partout. Ses pare-chocs enveloppants
et particulièrement impressionnants à l'avant permettent au
conducteur une certaine "franchise" en manœuvrant.
Sur route ouverte, le bilan est différent : sa caisse haute
provoque du roulis et est sensible au vent latéral mais c'est
encore très acceptable. Chose assez étonnante de la part d'une
Citroën, on constate une certaine propension à sautiller sur la
route, que ce soit en charge ou à vide, rien de bien dramatique
toutefois.
Un moteur frugal mais manquant de couple.
Sa motorisation Diesel 1,4 l HDi développe une puissance de 70
ch. DIN au régime de 4 000 tr/mn. Celle-ci est suffisante en
milieu urbain d'autant que son couple de 160 Nm à 1 750 tr/mn
lui permet des reprises tout à fait correctes. Selon Citroën, sa
consommation se limite à 4,6 l/100 km en cycle mixte et avec des
émissions de CO2 limitées à 123 g/km. Pour notre part, au terme
d'une petite semaine d'essai, nous avons brûlé environ 5 l au
cent, ce qui est honorable.
Pour peu que l'on s'échappe des villes avec quatre adultes et
leurs bagages, les choses se compliquent et l'on redécouvre avec
bonheur les vertus de la patience. Certes, la consommation reste
mesurée mais on se demande si le 1,6 l HDi de 75 ch. n'aurait
pas été plus à l'aise vu son couple de 185 Nm à un régime
similaire.
Evidement, si ce choix avait été fait, le Nemo Combi
aurait dû se passer de la signature "Airdream" décernée par
Citroën aux véhicules les plus propres de sa gamme. En effet,
dans un de ses critères, ce label exige des émissions de CO2
inférieures à 130 g/km, ce qui n'est hélas pas (encore) le cas
du 1,6 l HDi…
A qui s'adresse-t-il ?
En premier lieu, aux jeunes ménages recherchant une voiture avec
une grande polyvalence d’usage et un prix honnête . Mais aussi
les petits artisans et livreurs pour qui la disparition en 2005
de la fourgonnette C15 les a obligés de faire une infidélité à
la marque aux chevrons.
En outre, de par sa configuration haute, son accessibilité est
idéale pour les personnes âgées.
Bref, il est difficile d'établir un profil type.
La Nemo Combi remplacera avantageusement la C15 qui, il est
vrai, avait plus de vingt ans d'âge. Son élection au Salon de
Hanovre comme "Van of the Year 2009" conjointement au Peugeot
Beeper et au Fiat Fiorino lui permettra d'entamer une carrière
commerciale sous les meilleurs auspices. C'est tout ce que l'on
peut lui souhaiter !
Infos techniques détaillées et prix :
www.citroen.be
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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