A mille lieues de ses précédentes motorisations
diesel, Ford débarque sur le marché avec une mécanique fabuleuse qu’il a
placée sous le capot de sa Mondéo. On n’a pas fini d’en dire du bien…
Les moteurs patauds et bruyants passent à la
trappe. Il est bien révolu le temps des 2.3d et autres 1.8 td qui
équipaient les Sierra.
Depuis sa sortie en 1993, la Mondéo s’est vendue à plus de 2.500.000
exemplaires, mais la sévère cure de jouvence qui lui est imposée la
place au rang de concurrente sérieuse.
Au premier coup d’œil, nombreux sont ceux qui lui
attribuent un air de « déjà vu », et pour cause, la Mondéo s’inspire à
fortes doses des formes de la VW Passat. Rien de péjoratif, bien au
contraire, l’empreinte VAG constituant une sérieuse référence en ce
domaine.
A ce sujet, sachez pour la petite histoire que Chris Bird est le nouveau
designer pour Ford Europe, jusque là rien de bien intéressant, mais si
je vous dis qu’il est l’ancien désigner de chez…Volkswagen ! Ceci
expliquant cela…
Au chapitre de la sécurité, la Ford Mondéo
bénéficie d’une coque rigide. Bonne nouvelle également, elle sera livrée
de série et sur toutes les déclinaisons d’un double airbag à l’avant, de
deux airbags latéraux et de deux airbags de type rideaux également.
En cas d’impact violent, elle se voit également
dotée d’un pédalier rétractable conçu pour préserver les
pieds du conducteur.
La première impression à bord est agréable, tant
le choix matériaux utilisé est robuste et d’excellente qualité.
L’ergonomie et la fonctionnalité des commandes ont été méticuleusement
agencée au même titre que la visibilité extérieure qui se révèle
parfaite à tous niveaux.
A relever également, le silence à bord, qui,
associé à l’assise qu’offrent les sièges, rehausse encore le sentiment
général de confort.
Le TDCi développe 130 chevaux, et c’est peu de le
dire, il faut le ressentir. C’est l’éternel coup de pied dans le
derrière à la moindre sollicitation de la pédale de droite, bon sang que
cette Mondéo accélère fort !
La puissance semble indomptée, brutale et livrée à elle-même, raison
pour laquelle peut-être, les reprises à bas régimes « cognent » quelque
peu. Même remarque pour ce qui a trait à la tenue de route sur mauvais
revêtements ou dans le cas
« d’exploitation pleine » de la puissance : le témoin de l’ESP ne
manquera pas de scintiller joyeusement afin de vous rappeler à l’ordre !
Côté freinage, j’aurais apprécié une progression
plus moelleuse, plus assistée surtout. L’effort à déployer par le pied
doit peut se révéler parfois surprenant, voire inquiétant même.
Petite particularité de ce
véhicule, c’est l’absence totale de levier d’ouverture du capot, vous
aurez beau le chercher (tout comme moi je l’ai fait). L’insigne présent
sur la calandre pivote sur lui-même pour dégager une serrure que vous
actionnerez en deux temps : déverrouillage et relâchement de la sécurité
d’ouverture. Ingénieux, certes, mais peu pratique dans certaines
circonstances (pluie, obscurité, etc..)
La version Clipper de notre essai nous apparaît
comme étant mieux réussie au niveau du design par rapport à sa petite
sœur la berline quatre portes, mais ce n’est qu’un jugement tout
personnel. Cette dernière affiche des blocs optiques arrière très proche
de ceux de la Mercedes, alors que la Clipper affirme une identité plus
affirmée à ce niveau.
Souhaitons d’ores et déjà autant de fiabilité que
de performances à cette fabuleuse mécanique…