Toyota MR2 : un kart bien évolué ! Lors de la prise en main de ce petit bolide, mon
impression première fut de constater combien cette MR n’était pas dénuée
de « chien ». Le premier tour de clé me conforta dans cette
appréciation.
Affublée d’un moteur 1.8 à 16 soupapes VVT-i de
140 chevaux, l’énumération des chiffres relatifs à cette MR n’évoque
rien qui puisse susciter l’émoi des foules, mais il suffit d’évoquer le
poids de la belle pour que la donne s’inverse : 975 kilos toute
habillée, ce qui constitue un rapport poids/puissance exemplaire dans
cette catégorie !
La technologie VVT-i contrôle en permanence l’ouverture et la fermeture
des soupapes en fonction des besoins du moteur, mais assure également
une optimisation du couple quel qu’en soit le régime.
La position centrale du moteur, dont le poids se
réparti à 42% à l’avant et 58% à l’arrière, permet quelques manœuvres
dites « périlleuses » qu’il convient de ne pas envisager avec d’autres
voitures. Ce rapport se révèle en effet idéal afin de préserver
l’équilibre dans les virages. Ajoutons à cela un empattement long avec
des porte-à-faux réduits aux extrémités de la voiture pour se convaincre
des sensations ressenties au niveau de la maniabilité.
Le 1.800 ronronne de manière imperturbable dans le dos, tantôt posément,
tantôt agressivement, mais les réponses ne se font jamais attendre, le 0
à 100 est franchit en 7,9 secondes à peine.
La MR est équipée d’une boîte manuelle à six
rapports, mais le véhicule faisant l’objet de notre essai était équipé
de la boîte de vitesse robotisée de type « Formule 1 » (Sequential
Manual Transmission, boîte manuelle à commande séquentielle). Cette
transmission est commandée au départ d’un levier placé au plancher et
d’une commande au volant.
Ce qui surprend le plus, c’est le format compact de
ce roadster, il se faufile agilement dans le moindre espace de parking
avec ses 3,885 mètres.
Mais c’est au niveau de la consommation que cet engin de plaisir se
démarque, il n’engloutit que 7,4 litres en usage mixte et 5,9 litres sur
nos belles autoroutes, consommation la plus basse pour la catégorie,
décidément…
La technologie dont s’inspire cette MR s’inspire directement de la
compétition automobile, qu’il s’agisse du châssis, de la motorisation,
de la transmission ou du freinage, seule la consommation n’y souscrit
pas.
Mais malheureusement, tout n’est pas rose sous la
capote de la Toyota, l’espace fait cruellement défaut, et pour cause !
Le compartiment situé sous le capot avant n’embarquera pas grand chose,
hormis une mallette pas trop épaisse de préférence, et l’espace alloué
aux bagages –situé derrière les sièges- ne se révélera pas d’une grande
utilité non plus.
Mais un roadster n’est pas un utilitaire, bien que certains possesseurs
de MR soient des consommateurs comme les autres, et qu’il leur arrive, à
eux aussi, de faire les courses…
En deux mots ? A essayer !