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La Kia Carens, un monovolume sage et discret
Mis en ligne le 10/06/2009 - Texte &
photos : Benoît PIETTE
Depuis
sa refonte en 2006, on ne peut pas dire que ce monovolume ait
fait un tabac. Sa présence sur les routes belges est
particulièrement discrète. Quand on voit l'engouement pour les
"monospaces moyens" en Belgique, il y a quelques questions à se
poser car la Carens possède de sérieux atouts en main.
Une ligne sobre
Que ce soit en version cinq ou sept places, le
Carens est proposé avec la même carrosserie dont le dessin n'est
pas particulièrement exubérant. Sérieuse et rationnelle, les
designers ont fait dans la retenue en la dessinant. Quelques
chromes disséminés çà et là font ressortir une élégance non
ostentatoire, on est loin du style trempé du C4 Picasso.
Pourtant, ce classicisme lui va bien et les importantes surfaces
vitrées lui donnent une ligne particulièrement équilibrée. A
l'intérieur, la même réserve est de mise, et la sobriété semble
avoir été le maître-mot général.
La luminosité de l'habitacle renforce la
sensation d'espace bien réel. Les espaces de rangement sont
nombreux. Le centre du tableau de bord est anodisé et rehaussé
d'une petite touche orange sombre ; en plus de
l'installation
audio, il intègre le levier de changement de vitesses. Ce
dernier compte à présent six vitesses et dispose d'un excellent
guidage. Dans la version essayée (une CRDi Executive à cinq
places) l'équipement était particulièrement riche avec des feux
antibrouillard avant, l'air conditionné automatique,
l'ordinateur de bord, des essuie-glaces et phares à capteurs
ainsi que des jantes en aluminium 17''.
Les sièges avant sont chauffants, mais leur cuir
est glissant. Le volant multifonction est réglable uniquement en
hauteur. Comme sur les Mercedes, le frein à main se commande par
une pédale. Les sièges arrières sont fractionnables 60/40 et se
rabattent aisément pour agrandir le coffre jusqu'à 2,1 m³. Cette
véritable soute dispose d'un plancher de chargement parfaitement
plat mais dont le seuil est un peu haut. Sous celui-ci, on
découvre deux trappes compartimentées. Il est dommage que le
passage des roues arrières empiète un peu sur le volume du
coffre. Son revêtement en plastic se griffe facilement.
Sur le toit, se trouvent deux barres transversales mais leur
glissement vers l'avant est assez limité.
Une consommation modérée
C'est là son principal atout : après une semaine
passée à son bord, la consommation s'est stabilisée
autour
des 6,2 litres au cent, ce qui correspond aux valeurs annoncées
par Kia. Il faut cependant déplorer la petite contenance de son
réservoir (55 l). Son moteur fait un peu penser au 2.0
CDVi de la Mazda5 : il est vif et son couple de 305 Nm répond
déjà présent à 1800 rpm. Il permet de rouler tout en souplesse
et sait se montrer discret à allure constante.
Mais là s'arrête la ressemblance avec la
japonaise, car à l'inverse à cette dernière, la direction
de la Carens se montre peu précise et assez avare en sensations,
de plus, sa suspension souple n'arrange pas les choses en
conduite dynamique. Mais il est vrai que ce n'est pas sa
vocation et les aides électroniques à la conduite comme ESP, ABD
et l'ABS veillent au grain.
Au niveau sécurité passive, on retrouve des airbags frontaux,
latéraux et rideau, des prétensionneurs de ceintures ainsi des
appuie-tête actifs.
Sus à l'étalage !
Avec cinq ans de garantie sans limitation de
kilométrage et un prix débutant à 21.690 EUR en configuration 5
places, la Carens 2.0 CRDi 136 ch offre une alternative
séduisante pour le père de famille à la recherche d'un véhicule
économique, modulable et confortable et pour qui le luxe est
superflu.
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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