Lorsque plaisir, loisir et déplacements s'unissent !
Marc Lebrun
« L’accro du piston » s’est laissé aller à tester
la Suzuki Jimny Cabriolet, et grand bien lui en à pris !
Dans l’esprit embué qui est le sien et qui le caractérise à plus d’un
titre, il avait imaginé prendre place à bord d’une Ignis relookée,
seulement, il avait tout faux, la Jimny est un véhicule à part entière
et incomparable.
Si elle n’avait du 4x4 que le design, j’aurais aisément pu adhérer à son
raisonnement, seulement voilà : non contente de se hisser dans le
peloton de tête des tout-terrains les moins onéreux du marché, ce
sympathique petit SUV est également un des plus économiques au niveau de
la consommation de carburant !
Aussi, j’ai été fort surpris d’apercevoir notre
« accro du piston » arborer un sourire radieux, les cheveux au vent
derrière le volant de cette Jimny, et ce, malgré la faible cylindrée du
1.300 cc à 16 soupapes qui la propulse.
Pour preuve, je me permets de vous livrer littéralement ses dires
recueillis à sa descente du Jimny après un périple effectué hors des
entiers battus, je cite : « elle est vraiment très chouette ! »
Et notre ami n’est pas poète, croyez-moi bien, aussi, le fait de s’être
exprimé d’une telle manière et d’une telle profondeur à l’adresse d’un
véhicule m’a remué, je vous le concède bien volontiers.
L’espace qui m’est imparti sous cette rubrique
serait manifestement bien trop restreint que vous vous livrer les
impressions de notre « accro du piston », toutefois et après traduction,
je relaterai brièvement ses impressions tant que faire se peut…
La circulation urbaine lui sied à ravir. Sa
direction assistée et sa position de conduite surélevée lui confèrent un
avantage certain, sans omettre ses dimensions réduites.
Le moteur souple ronronne mélodieusement, et même si les rapports de
boîte s’avèrent assez courts, le plaisir de conduite procuré à bord
demeure permanent.
Au sortir des chemins bétonnés, la Jimny se révèle être une redoutable
grimpeuse, franchissant à souhaits les obstacles naturels avec une
aisance déconcertante. Dire d’elle qu’elle à tout d’une grande serait
trop facile, et déjà utilisé par d’autres, mais c’est à mes yeux le
qualificatif qui lui sied le mieux.
Sa suspension à ressorts hélicoïdaux est ferme mais totalement adaptée à
son caractère et à l’usage présumé de ce type de véhicule.
L’équipement à bord est complet et de bon goût, avec entre-autre de
série : direction assistée, lève-vitres avant à commande électrique,
verrouillage centralisé des portes et du coffre, rétroviseurs extérieurs
à réglage électrique, double air-bag avant, système d'immobilisation
avec puce dans la clé, vitres teintées, troisième feu stop, siège
conducteur réglable en hauteur, trappe à essence déverrouillable de
l'intérieur, compte-tours, montre digitale, etc.
Je rejoindrai cependant notre « accro » pour ce qui concerne le dessin
de la face avant, les optiques sont par trop généreuses et annihilent
quelque peu le look baroudeur de l’ensemble.
Même si la Jimny ne rechigne pas à effectuer les
trajets autoroutiers, il conviendra néanmoins à noter que ce n’est pas
là son terrain de jeu favori.
Il s’agit sans nul doute d’un véhicule qui rencontrera un franc succès
auprès des jeunes (et même des moins jeunes…)
L’impression d’ensemble générée au terme de notre
essai révèle une impression de fiabilité assez extraordinaire, mais il y
a un revers à toute médaille !
En effet, la conception ne souffre quasi d’aucune critique, hormis le
remontage du soft top. Ce cabrio se découvre en cinq parties :
Autant le démontage se veut aisé, autant la remise en place du toit est
pénible, longue et fastidieuse, manuel à la main. Peut-être que
l’habitude et l’expérience aidant…