Mis en ligne le 06/05/2009 - Par Daniel
HAURET
Pour
beaucoup, le nom Honda est synonyme de mécanique fine et de concepts
sophistiqués.
En commettant une nouvelle génération de micro-berline Jazz, Honda
confirme ses passions et son sens de la perfection. A quelques détails
près, bien sûr ; le monde n’est pas parfait !
La nouvelle Jazz est un mélange de nouveautés (son châssis en
particulier) et de reprises intelligentes. Sur une base nouvelle qui lui
donne un gabarit revu légèrement à la hausse (plus longue de 5,5cm, plus
large de 2cm avec un empattement allongé de 5cm et des voies augmentées
de 3,5cm), la Jazz 2009 garde l’allure générale de berline 4 portes et
hayon de son aînée, le modèle né voici 6 ans déjà.
Efficacité…
La Honda Jazz est proposée en 2 versions mécaniques : 1.2i et 1.4i.
L’ensemble motopropulseur est
disposé
transversalement à l’avant, dans une position légèrement avancée par
rapport à l’ancien modèle, tout profit pour l’habitabilité intérieure.
Ces moteurs bien entendu de la génération i-VTEC disposent d’un double
allumage et d’un calage variable d’ouverture de soupapes.
Particularité reprise à l’ancienne version, le réservoir à carburant est logé en
position centrale, sous les sièges avant, ce qui dégage totalement l’arrière,
tout profit pour le volume du coffre.
Et ce coffre-là, Madame, est énorme (346 litres en organisation normale, jusqu’à
1.341 litres, siège arrière rabattu, opération qui se fait avec une énorme
simplicité).
Ajoutez à ce volume la modularité de l’assise arrière qui peut se relever et
libérer un volume utile supplémentaire.
A noter encore que l’habitacle est accueillant, assez grand pour 4 adultes. La
banquette arrière – divisée en 2 parties asymétriques – est prévue pour 3
personnes, à condition d’accepter une certaine… promiscuité !
Bienvenue à bord
A
n’en pas douter, la Jazz est un produit japonais, à l’ambiance typiquement
nipponne. Le concept du tableau de bord, l’habillage des portes, le dessin des
sièges, tout respire le style de la maison.
La position de conduite est agréable, assurant un efficace support du corps,
avec une direction précise et légère imposant de… garder les 2 mains au volant
sous peine de changer trop facilement de cap.
L’abondance de vitres donne à l’habitacle une luminosité généreuse. Un regret
ici, celui de ne pas disposer de pare-soleil au milieu du pare-brise, à hauteur
du rétroviseur, ce qui laisse un abondant passage de lumière, voire de soleil,
sur près de 20cm.
A relever la présence de 6 airbags, ce que peu de concurrentes de cette
catégorie possèdent.
Chut, il tourne !
Comme dans beaucoup de Honda, l’habitacle offre une belle insonorisation à la
mécanique. Au ralenti, il est impossible d’entendre le moteur au point de le
croire arrêté. En route, la mécanique est discrète, laissant la part belle aux
bruits de roulement qui n’atteignent pas le seuil de l’inconfort.
Super bilan de ce côté pour la Honda Jazz 1.2i.
Sobre, mais…
Reproche que l’on peut adresser non pas à la Jazz mais aux responsables de Honda
est que la gamme Jazz n’est pas proposée en version diesel ; seuls les 2 moteurs
Otto 1.2i et 1.4i sont disponibles. Mais, il est vrai
que
les motoristes de Honda ont réussi un super travail, celui de donner au moteur
un équilibre parfait de fonctionnement (ce qui explique sa discrétion) et une
sobriété exemplaire. Tenez… nous avons consommé 5,2 l/100km de moyenne sur
l’ensemble de notre essai (plus de 1100 km) à la vitesse moyenne de 69 km/h.
(notre style de conduite n’a rien à comparer avec l’esprit - trop ? - sobre de
notre rédacteur en chef).
La Jazz 1.2i est équipée d’un témoin glissé dans le compte-tours, témoin
indiquant au conducteur distrait les moments de changer de rapport de boîte.
Econome, le 1.2i l’est dans toutes les circonstances, mais au détriment de son
efficacité en reprise. Il « mouline » bien à hauts régimes, accélère comme on
l’attend d’une micro-berline, mais a parfois du mal à se jouer de dépassements
délicats (camions sur routes à 2 bandes, par exemple).
Ajouter à l’agrément du moteur celui d’une transmission bien étagée (dans
l’esprit sobriété), avec une commande légère et précise.
Sur des rails…
Avec son empattement long, ses voies larges, sa faible hauteur (1,52m), la Jazz
présente un excellent comportement routier, équilibré, précis, même par temps
humide voire sous la pluie abondante. L’ESP monté de série – mais que rien
n’annonce au poste de conduite – est bien là et intervient parfois soudainement
alors que le conducteur préfèrerait garder seul le contrôle de la trajectoire !
Qu’en penser ?
Tout simplement que Honda signe avec la nouvelle Jazz une micro-berline pas si
micro que cela, une voiture élégante, aux lignes fluides, à l’insonorisation
superbement pensée, au moteur souple, docile et sobre. Une micro berline 4/5
places avec un habitacle intelligemment modulable. Et spacieuse…
La Jazz est une Honda, et par là n’est pas aussi accessible que ses concurrentes
que sont les Opel Agila, Renault Modus, Citroën C1 (et les dérivées de sa
génération nippo-française) et autre Nissan Note. Encore que son prix d’entrée
de 12.990 € ne soit pas exagéré. Dommage que la Jazz ne revendique pas la
qualité de « voiture verte » si chère à nos politiciens et autres taxateurs…
La Honda Jazz en quelques chiffres
Berline 4 portes, 1 hayon
Ensemble motopropulseur transversal avant
Suspensions avant : McPherson
Suspension arrière : essieu à effet tortionnel
Dimensions / consommations
Longueur/largeur/hauteur (mm) : 390/169/152
Empattement/voie avant/voie arrière (mm) : 2495/1495/1475
Volume du coffre (l, minimum/maximum) : 346/1.341
Masse à vide (kg) : 1.122
Consommation ECE (l/100km : officielle/notre essai) : 5.3 /5.2
Réservoir (litres) : 42
Moteur 1.2i
Cylindrée (cm3) : 1198
Puissance (kW) à (tr/min) : 66/6000
Couple (Nm) à (tr/min) : 114/4900
Transmission
À 5 rapports, manuelle
Prix (€ tvac)
1.2i 12.990
1.2i Trend 14.490
Ce que nous en avons pensé
Points forts


ligne élégante, fluide, agréable à l’œil


sobriété du moteur (5,2 l/100km de moyenne)


organisation intérieure


volume du coffre


modularité de l’espace intérieur (coffre, banquette arrière,…)


insonorisation générale


agrément du moteur en ville


transmission : étagement, commande,…
Points faibles
prix justifié mais moins favorable que ceux de la concurrence
sévérité des suspensions sur dénivellations brusques (ralentisseurs)

transmission robotisée uniquement disponible avec le moteur 1.4i


absence de pare-soleil à hauteur du rétroviseur intérieur


pas de version Diesel