|
Mis en ligne le 17/01/2007 - Texte Marc LEBRUN
Sans mettre les points sur les « i »
N’allez pas imaginer que le « i » a chu sur de mauvais revêtements ou qu’une personne mal intentionnée s’en soit emparé, loin s’en faut ! Il ne s’agit pas non plus d’une version bridée de la très célèbre GTI. Mais c’est vrai, la GT ne développe pas les 200 chevaux de son illustre cousine, elle se contente de 170 petits chevaux. Si le capot de la première abrite un 2.0, la seconde héberge un tout petit 1.4… suralimenté.
Marc Lebrun
De manière statique, cette GT affiche une silhouette athlétique avec son châssis sport surbaissé bien campé sur des jantes en alliage léger de 17 pouces et chaussées de pneus larges de 225. Mais sa sportivité ne se borne pas à son esthétique.
Sous le capot, vibre un petit quatre cylindres de 1.390 cc qui, de mémoire de chroniqueur automobile, se révèle être un des meilleurs moteurs qu’il m’ait été donné de conduire depuis quelques années, dont acte !
Ce dernier est innovant à plus d’un titre, puisqu’il combine l’injection d’essence directe, un compresseur et un turbocompresseur temporisé. J’ai nommé la technologie TSI.
Les premiers tours de roues révèlent un couple d’une régularité incroyable, quel que soit le régime. Nul besoin d’aller chercher la puissance dans les tours, elle est disponible dès les plus bas régimes, à la manière d’un… TDI d’une cylindrée supérieure.
Et la consommation me direz-vous ? D’accord, ce n’est pas une Blue Motion, mais avec de pareils chiffres, la GT s’accommode de 7,5 litres seulement aux 100 km, et ce, en usage mixte durant notre essai. Cette consommation fluctue de 9,9 l en usage urbain à 6.0 l sur trajets autoroutiers.
Pour les aficionados des chiffres, la Golf GT est capable d’atteindre 220 km/h lorsqu’elle est équipée de la boîte automatique et elle franchit le cap du 0 à 100 km/h en 7,9 secondes.
A bord, pas de doute, il s’agit bel et bien d’une Golf avec tout ce que le mot implique, à savoir une suspension ferme mais ô combien efficace, une tenue de route à tout épreuve et une direction ultra précise. La planche de bord se révèle sobre mais en conformité avec l’image sportive de cette GT.
Cette Golf est livrable sous six teintes spéciales et cinq peintures métallisées. La liste des options est, il est vrai, très fournie, mais l’équipement standard est amplement généreux que pour ne pas y avoir recours, sauf exigences particulières bien entendu !
Parmi les équipements de base, citons les rétroviseurs extérieurs et les poignées de portes dans la teinte de la carrosserie, la carrosserie galvanisée, la double sortie d’échappement en acier inoxydable poli, la roue de secours aux dimensions normales, les vitres athermanes teintées de couleur verte, la boîte à gants réfrigérée, le levier de vitesses gainé de cuir, le réglage lombaire aux sièges avant, les sièges avant sport, la climatisation automatique « Climatic », l’ordinateur de bord, les airbags frontaux avant avec désactivation possible de l’airbag passager, les airbags frontaux avant et Sideguard, l’amplification de l’assistance en cas de freinage d’urgence, la préparation Isofix, l’ESP, l’ASR, l’ABS, etc…
Est-il encore bien utile, malgré les tristes événements qui ont fragilisé le personnel de Forest, de préciser que la Golf est un véhicule fabriqué en Belgique. L’animosité par rapport à la Golf que pourrait engendrer cette triste – et unilatérale - décision à haut niveau, ne peut en aucun cas être imputée à l’importateur national, à savoir D’Ieteren.
Ce dernier déplore par ailleurs sincèrement les conséquences et témoigne sa profonde sympathie aux travailleurs et à leur famille qui en seraient affectés.
Nul besoin donc, selon nous, de boycotter un modèle qui a fait ses preuves et qui n’est que l’enjeu d’un conflit qui le dépasse largement.


Plus d'infos sur la Golf GT ICI
D'autres essais
routiers vous sont accessibles ici
Haut de page
|