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Ford
Fiesta : since 1976
Mis en ligne le 10/06/2009 - Texte &
photos : Benoît PIETTE
Archétype
de la voiture citadine par excellence, elle a été lancée en
1976, un peu après la VW Polo. Valeur sûre dans son secteur,
elle a été produite en un peu plus de 12 millions d'exemplaires.
En 33 ans, elle en est à son sixième face-lift et à 300 kg
d'embonpoint, mais cela aurait pu être beaucoup plus quand on
sait que son dernier développement l'a fait maigrir d'une
cinquantaine de kilos…
Kinetic Design
Après la présentation du concept "Iosis"
à Francfort en 2005, les lignes directrices de ce nouveau design
ont été reprises sur la gamme Ford. Baptisé "Kinetic Design", le
style des nouvelles Ford présente une ligne où se marient des
arêtes vives et une musculature à fleur de carrosserie. Le
concept "Verve" présenté deux ans plus tard adapte avec bonheur
ce design élancé aux petites Ford.
Ainsi aguichée, la Fiesta Mk 6 rompt avec sa devancière : sa
calandre béante et ses projecteurs élancés lui donnent même un
petit air effronté qui se retrouve aussi sur certaines de ses
concurrentes directes comme par exemple, la Peugeot 207 ou la
Mistubishi Colt.
A
l'intérieur, adieu la sobriété, on entre dans la quatrième
dimension avec Batman. C'est funky, mais peut-être un peu "too
much", surtout que son dessin futuriste se reflète en plus sur
le pare-brise particulièrement incliné. Apparemment,
l'expérience fugace du tableau de bord de la première Focus n'a
pas marqué beaucoup de monde chez Ford…
A l'avant, les sièges sont parfaits ; plus bas que sur la
version précédente, ils maintiennent très bien le corps en
toutes circonstances mais restent fermes. A l'arrière, la place
est suffisante pour deux adultes mais certaines de ses
concurrentes font mieux en la matière.
Quant au coffre, il frise les
300 dm³ si la roue de secours est remplacée par un kit
anti-crevaison. En rabattant le dossier des sièges arrière, le
volume atteint presque 980 dm³. Cependant, seul le dossier est
rabattable 1/3-2/3, son assise reste fixe et ne permet pas
d'obtenir un plancher plat. La lucarne du hayon aurait gagné à
être un peu plus grande, mais les stylistes en auraient été
alors fort marris…
L'équipement
intérieur est riche et de bonne facture. On y retrouve de
nombreux espace de rangement et des équipements rares sur le
segment des petites voitures. Par exemple, un détrompeur pour
éviter toute erreur de carburant lors du ravitaillement, un
système "keyless"
avec bouton de démarrage, ou même une commande automatique du
chauffage du pare-brise et de la lunette arrière en cas de
démarrage du véhicule par temps froid...
La gamme se compose de cinq finitions et de onze combinaisons
différentes de coloris et de garnissages.
Au niveau sécurité, la
Fiesta comme la Mazda2 fait appel à de l'acier haute résistance,
ce qui permet d'obtenir non seulement une structure de caisse
résistante mais également un gain de poids appréciable. La
Fiesta offre pas moins de sept coussins gonflables, dont un pour
les genoux du conducteur permettant de protéger ses jambes en
cas de choc frontal.
Bon sang ne saurait mentir
Partageant l'excellent châssis de
la Mazda2, la Fiesta "Mk 6" hérite de sa réputation d'agilité.
Certes elle reste un peu plus sage que sa cousine d'Hiroshima,
mais on reste surpris de son dynamisme.
La
direction est électrique et c'est une première pour Ford. En
toutes circonstances, elle laisse une impression de conduite
naturelle, très éloignée d'une console de jeu. La boîte de
vitesses à cinq rapports se manie aisément mais elle est
bruyante à froid.
Le moteur essence 1,4 Duratec se
réveille à partir de 3200 rpm, ce qui donne à la Fiesta une
certaine placidité sur autoroute ; car 3200 rpm, c'est aussi le
régime correspondant à 120 km/h en cinquième. Bien sûr, sa
puissance est honorable (96 ch. à 5750 rpm). Mais ce n'est pas
tout : son couple de 128 Nm perché à 4200 rpm ne facilite pas
une conduite coulée même si ce moteur garde une certaine
élasticité. Il ne faudra donc pas hésiter à rétrograder si
l'envie vous prend de garder cette vitesse légale sur nos belles
autoroutes de l'Ardenne. Naturellement, la consommation s'en
ressentira et il faut tabler sur 7,5 l au cent kilomètres. Avec
un réservoir de 45 litres, l'autonomie approchera les 650 km.
En revanche, avec 1,6 Duratorq
ECOnetic DPF, le plaisir est tout autre. Ce moteur rend peut
être 7 ch. à son homologue à essence, mais c'est sans compter
son couple de 204 Nm situé à 1750 rpm. Sur un filet de gaz,
celui-ci maintient son allure dans une quiétude totale.
Il est bruyant et un peu bancal à froid, mais après quelq ues
kilomètres, il prend sa température et tout rendre dans l'ordre.
Optimalisé en vue de réaliser une consommation moyenne
normalisée de 3,7 l/100 km et des émissions de CO2
d'à peine 98 grammes au kilomètre, ce moteur devait nous
bluffer. Certes, il ne consomme pas beaucoup, mais le trafic
quotidien reste très éloigné des célèbres "Mobil Economy Run".
Avec des trajets réalisés en majorité en zone urbaine et
agrémentés des inévitables embouteillages aux heures de pointe,
votre serviteur a consommé un bon litre en plus : ce qui
correspond grosso modo à ce qu'avait brûlé une certaine Dacia
Sandero…
Evidemment, avec la Fiesta,
l'agrément de conduite est tout autre, mais compte tenu des
nombreuses modifications apportées à l'ECOnetic, l'exploit
technique reste somme toute, très théorique…
Une valeur sûre
Que ce soit en diesel ou en
essence, la Fiesta gardera certainement ses adeptes. Les
arguments écologiques sont certes, dans l'air du temps, mais ce
n'est pas ceux-ci qui garantiront la fiabilité du modèle. Or, à
ce niveau, la Fiesta répond aux mêmes critères que ses grandes
sœurs, les Focus et Mondeo qui ont été conçues et testées pour
une durée de vie d’au moins 240.000 kilomètres ou dix ans. Elle
peut donc sans crainte poursuivre son petit bonhomme de chemin.
Système d'entrée sans clé.
Sur autoroute, il ne
tourne qu'à 2500 rpm à 120 km/h.
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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