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La Ka, la plus italienne des Ford
Mis en ligne le 30/07/2009 -
Texte &
Photos : Benoît PIETTE
Après
le New Edge Design, voici venu le temps du Kinetic Design. Avec
sa frimousse toute en rondeur, elle attire la sympathie dans les
rues de nos cités, on dirait une mini Fiesta dont elle partage
le même étirement des phares. Mais la ressemblance s'arrête là :
la Ka tire ses origines de l'Italie et plus particulièrement des
Fiat 500 et Panda.
Un joli travail
A vrai dire, le département carrosserie de Ford a métamorphosé
la Fiat 500 à un point tel qu'il est difficile de déceler sa
filiation transalpine. Elle est plus longue et plus large que sa
cousine italienne. Mais le travail des ingénieurs de la marque à
l'ovale ne s'est pas arrêté là : les liaisons au sol ainsi que
la direction ont été modifiées afin de rendre l'ensemble plus
dynamique. En revanche, au niveau des moteurs, la Ka partage
deux des mêmes propulseurs que sa cousine : on y retrouve donc
un moteur essence de 1.242 cm³ de deux soupapes par cylindre
développant 69 ch. à 5.500 rpm baptisé par Ford "1,2 l Duratec"
et un 1.248 cm³ diesel ex-JTD MultiJet renommé ici "1,3 l
Duratorq TDCi". Ce dernier développe 75 ch. au régime de 4.000
rpm mais dispose d'un couple de 145 Nm de 1.500 à 3.000 rpm. En
revanche, le 1,4 l de 100 ch. que l'on retrouve dans ses sœurs
italiennes n'a pas été repris.
A l'intérieur, le choix de la sellerie s'avère particulièrement
fourni et peut même s'avérer être surprenant : pour preuve, la
1,2 essence mise à la d isposition
de la rédaction possédait un intérieur jaune fluo des plus
excentrique. Ambiance jeune assurée : avec sa livrée noire et
ses bandes fluo, notre Ka faisait d'ailleurs la joie des enfants
de la voisine…
La finition est bonne et relativement complète. Nos exemplaires
possédaient une excellente sono et disposaient également du
Bluetooth. La place au siège avant est confortable, en revanche
les places arrières sont plus difficiles d'accès et sont à
réserver à des enfants. En outre, les vitres arrière sont assez
haut perchées et donnent un sentiment de confinement bien réel.
Le coffre dispose d'un volume de 224 dm³. A l'arrière, les
sièges sont rabattables 50/50. Ceux-ci rabattus, la capacité
atteint alors presque 750 dm³. Sous son plancher, la roue de
secours peut être remplacée par un kit anti-crevaison.
Regrettons cependant que son accès ne se fasse exclusivement par
la clé de contact.
Notons également l'absence de protections latérales sur les
flancs, une lacune pour un véhicule destiné à un emploi presque
exclusivement urbain.
Un comportement citadin
A son volant, pour autant que l'on ne dépasse pas le 1,8 m, on
trouve assez vite ses marques même si le
volant
n'est pas réglable en profondeur. Les commandes tombent bien en
main. La tenue de route est sans surprise, le filtrage des
suspensions bon et les prises de roulis relativement modérées.
La direction à assistance électrique est précise et son feeling
semble meilleur que sur la Fiat 500. Le rayon de braquage entre
trottoirs ne fait que 9,25 m. En ville, l'agrément des moteurs
est identique, cependant il faut reconnaître que le couple du
moteur diesel offre de meilleures reprises. Dommage que celui-ci
soit aussi mal insonorisé ! Quant au 1,2 l essence, il sait se
montrer alerte…jusqu'à 100 km/h ! Au delà, il faudra prendre son
mal en patience.
Qu'il soient essence ou diesel, les moteurs savent rester sobres
: Avec un réservoir d'une contenance de 35 l et une consommation
urbaine comprise entre 5 et 6 litres au cent km, on pourra
tabler sur une autonomie d'environ 600 km.
Une évolution sensible
La Ka a toujours été un modèle à part chez Ford ; plutôt
branché, son style lui a permis de ne pas être pris pour un
modèle d'accès de la gamme. Avec son nouveau style, la Ka
persévère dans cette voie ludique et propose à présent une
motorisation diesel qui lui faisait jusque là défaut. Gageons
que cette initiative permette à cette puce éminemment
sympathique de recevoir auprès du public l'accueil de sa
devancière en 1996.
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
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