Mini Cooper S Cabrio & kit John Cooper Works Derrière
un nom, des performances ! Mini et Cooper, ces deux noms associés à une légende
qui a su résister à l’érosion des ans malgré l’interruption de la
production en 1970 de la Mini Cooper, revient sur le devant de la scène
grâce à BMW. Certains parleront de réplique, d’autres de renaissance,
mais pour ceux qui, comme nous, ont eu le bonheur de la piloter, c’est…
Ok, bouclez votre ceinture, on y va !
Marc Lebrun
Petit lexique à l’attention des néophytes Quelle différence y a-t-il entre une Mini One, une Mini
Cooper et une Mini Cooper S ? Série spéciale, look ? Vous n’y êtes pas !
Le groupe propulseur est bien entendu identique, il s’agit dans tous les
cas du quatre cylindres en ligne de 1.598 cc. Comme Monsieur Cooper n’a
pas levé le capot de la One, elle développe une puissance dite « normale
» en rapport à sa cylindrée, soit 90 chevaux. La Cooper a, quant à elle,
bénéficié du savoir-faire du maître et développe 115 chevaux. Non
satisfait de cette performance, il conçut la Cooper S et lui octroya 163
chevaux pour un poids à vide de 1.240 kg (DIN), soit un rapport
poids/puissance de 9,9 kg/kW et une accélération de 0 à 100 km/h en 7,4
secondes.
Mais pour ceux qui souhaitent augmenter leurs pulsions cardiaques dans
la même proportion que leur taux d’adrénaline, John Cooper Works produit
aujourd’hui des composants de tuning taillés sur mesure faisant ainsi
grimper la puissance de la Mini Cooper S à 210 chevaux, d’accélérer de 0
à 100 km/h en 6,6 secondes et de flirter avec une vitesse de pointe de
l’ordre de 230 km/h !
210
CV : mais où va-t-il les chercher ? Cette
démultiplication des chevaux s’accompagne de prouesses technologiques
plus pointues les unes que les autres. Les composants essentiels du kit
de préparation moteur sont les suivants : remplacement complet du
compresseur par un modèle original équipé d’une poulie crantée de
moindre dimension. Cette poulie crantée, tournant plus vite, fournit une
pression de suralimentation nettement plus importante. Pour parvenir à
ce résultat, il a fallu optimiser l’écoulement en développant une
nouvelle culasse qui a nécessité deux années de développement. Cette
culasse comporte des conduites d’alimentation et d’échappement
soigneusement travaillées. Le filtre à air a été équipé d’une soupape
d’admission supplémentaire, qui s’ouvre à 4.500 trs/min de façon à
donner suffisamment d’air avec plus de pression du compresseur. Pour
satisfaire à l’augmentation de cette puissance, des bougies d’allumage
haute performance et des injecteurs à plus haut débit sont mis en œuvre.
Le logiciel de la gestion moteur est lui aussi mis à jour en fonction
des caractéristiques des nouveaux composants. Enfin, le kit est complété
par un silencieux final perfectionné dans la conduite des gaz
d’échappement.
Puissance sans danger ? Certes, la puissance est une chose, mais transposer
celle-ci à la route et en toute sécurité en est une autre. Le tuning
n’est pas qu’une simple histoire de développement moteur, il se doit
impérativement d’être secondé par un châssis digne de ce nom. Grâce à
des composants spécialement développés, le châssis sport John Cooper
Works offre une tenue de route assez spectaculaire. Pour ce faire, des
ressorts hélicoïdaux courts au réglage ferme ont été mis en œuvre. Une
barre anti-rapprochement a également été mise en place dans le
compartiment moteur. Cette dernière procure à la Mini un plus grand
équilibre tout en augmentant la rigidité du train avant. Ajoutez à cela
un système de freinage de tout premier ordre (disques et étriers avant
surdimensionnés, et garnitures spéciales à l’arrière) offrant des
réactions directes et se distinguant par leur mordant, vous aurez
compris que ce kit n’est pas qu’un accessoire dénué de perfection.
En
route ! Lors de notre première prise de contact avec la Mini
Cooper S, nous avions été conquis par le charme et la sympathie qui
émanait de cette voiture. Maniabilité, position des commandes, tenue de
route, confort et performance associés à un certain ch arme désuet
(boutons des lèves vitres et commandes des projecteurs, grand cadran
central, etc.) sont autant de points positifs. Le châssis affiche une
bonne rigidité autorisant la voiture à ne pas se « torcher » dans le
premier virage venu, mais n’oublions pas non plus que Mini est désormais
une superproduction BMW. La qualité des matériaux se situe dans la
moyenne plus que supérieure et le plaisir à bord est quasi total, même
capote ouverte.
La prise en mains de la Cooper S équipée du kit John Cooper Works n’a
certainement pas dérogé à cette première impression. Au niveau visuel
tout d’abord, puisque le kit n’affecte pas uniquement les performances
moteur, mais aussi le look. Identifiable –entre autres- aux logos John
Cooper Works, aux jantes en alliage léger 18 pouces, à son becquet, à
ses coquilles de rétroviseur, son entrée d’air et ses poignées de portes
en carbone, la voiture sait attiser le regard en arborant une certaine
forme d’agressivité. La première sollicitation du démarreur avise le
conducteur de la suite des festivités. Une sonorité puissante émane tant
du capot moteur que de l’échappement sport. Premier rapport,
accélération, passage en seconde, accélération, tiens, on frôle les 100
km/h !
La sonorité enivrante pousse à apprécier tant et mieux les montées en
régime qui s’accompagnent inexorablement par un accroissement de la
vitesse !
Et c’est justement ce qui impressionne : la montée en régime, linéaire
et infinie, quel que soit le régime ou le rapport engagé.
Au-delà des mots, il y a des faits, des impressions et des sensations.
Pas convaincus ? Un petit test routier fera de vous un fidèle
condisciple de la marque…
Le Kit Tuning John Cooper Works est distribué en exclusivité par John
Cooper Works, West Sussex Angleterre ainsi que par les concessionnaires
MINI.
Lors de cette présentation, nous avons eu le bonheur et le privilège de
croiser Mike Cooper en personne. Nous vous invitons à prendre
connaissance des quelques mots échangés en
cliquant ici.