Citroën
suit la route tracée par la Dacia Logan (Renault) et s’inscrit dans une
nouvelle lignée consistant à proposer des véhicules à prix plancher.
Mais la marque aux chevrons ne s’est pas lancée seule dans l’aventure
puisque Peugeot et Toyota y sont impliqués également. Baptisée C1 chez
Citroën, 107 chez Peugeot et Aygo chez Toyota, les véhicules bénéficient
des frais de production communs. Disponible en parc de presse depuis ce
mercredi 22 juin en Belgique, la Citroën C1 fait l’objet de notre essai
détaillé.
Marc Lebrun
Au premier coup d’œil, la C1 étonne par son gabarit réduit d’à peine
3,43 mètres de long, soit autant qu’une Smart Roadster, et 1,63 mètres
de largeur pour moins de 800 kilos. Cependant, elle affiche une bouille
plus que sympathique, même si -et c’est un avis tout personnel-
l’arrière bénéficie de plus d’originalité que l’avant, avec ses feux
arrière en cristal et anthracite qui encerclent son hayon entièrement vitré.
Mais
étant donné la plus stricte réduction des coûts de production, exit les
chevrons intégrés dans une calandre chromée et exit les optiques en
boomerang propres aux dernières créations de la marque !
Cette impression de sympathie se poursuit à l’intérieur. De multiples
rangements accueillent les objets de tous types et de toutes tailles,
les instruments de bord tombent sous la main, la position de
conduite est raisonnable et l’espace réservé aux jambes des passagers
est plus qu’honnête malgré la taille réduite de cette compacte ludique. Mise
à feu des machines : les trois cylindres s’agitent et entraînent la
voiture dans le même mouvement vibratoire. Cette première impression
aurait de quoi surprendre voire inquiéter tout conducteur qui se
respecte, mais étrangement, cette sensation se mue en… plaisir, un peu à
l’instar d’une moto ! Cette impression est confortée par la position
désaxée du compte-tours, qui trouve sa place en haut à gauche du
tachymètre. Lors des accélérations, le vaillant petit 998 cc émet une
sonorité enivrante et est secondé par une boîte manuelle à cinq rapports
bien étagée mais aux rapports un peu longs au vu du couple de 93 Nm à
3.600 tours minute.
La direction se révèle précise et surtout très légère en raison du
poids, et les points forts de la C1 (hormis son prix) sont sans nul
doute son agilité, sa maniabilité, sa tenue de route remarquable et sa
visibilité surprenante.
Au vu de ses prestations exceptionnelles en usage urbain, nous avions
quelques craintes quant à sa capacité à avaler du bitume autoroutier,
alors qu’il n’en n’est rien, que du contraire, un parcours de quelques
200 kilomètres nous a convaincu de sa réelle polyvalence.
Deux motorisations sont actuellement disponibles sous le capot de la C1
: le trois cylindres essence 1.0i, d’origine Toyota et le 1.4 HDi diesel
d’origine PSA. Si un doute devait cependant subsister, vous n’aurez qu’à
lever le capot du compartiment moteur pour vous en convaincre, en effet,
certaines pièces indiquent clairement l’empreinte Toyota. Cette
CiToyën -pardon, Citroën- bénéficie d’atouts indéniables et de certaines
originalités, comme le bloc de commande de climatisation translucide
rétro éclairé de rouge lorsque les phares sont allumés, mais aussi de
petits défauts perfectibles, comme le siège basculant (3 portes) qu’il
faut à chaque fois replacer et régler en longueur.
Qui dit gabarit et poids réduit associés à une motorisation de faible
cylindrée, pense aussitôt à la consommation. Bien vu, car les avantages
de cette C1 ne se limitent pas au prix d’achat, mais aussi et surtout à
son coût d’utilisation. Taxe de circulation réduite à sa plus simple
expression et consommation ridicule résument la philosophie de la
voiture.
Elle se contente en effet de 5,5 litres en usage urbain et de 4,1 litres
sur route, soit une consommation mixte de l’ordre de 4,6 litres aux cent
kilomètres. Oserais-je abuser en ajoutant qu’elle préserve
l’environnement avec un rejet de CO2 d’à peine 109 g/km ?
Le prix, c’est bien, mais à quel détriment ? Aucun dans le cas présent,
puisque la C1 se voit équipée en série de l’ABS, du CSC (stabilisation
de trajectoire lors de freinage en courbe), le l’airbag conducteur et
passager et de freins à disques ventilés à l’avant.
Pour la nouvelle offre d'entrée de gamme de
Citroën, les objectifs étaient clairs : réaliser un véhicule compact à
un prix attractif sans aucun compromis sur la sécurité. Objectif
atteint, puisque la C1 a reçu 4 étoiles aux tests de chocs réalisés par
EuroNCap. A l'issue de ce test, C1 a obtenu 26 points, se plaçant ainsi
dans le peloton de tête de son segment. Au niveau du test "protection
des piétons", elle obtient également un bon score avec 2 étoiles et 14
points tout comme le test sur la protection des enfants avec 3 étoiles
et 36 points.
Soulignons également qu'elle bénéficie
d'une plate-forme moderne intégrant de nombreux renforts au niveau de sa
structure afin de limiter les déformations et dissiper l'énergie en cas
de choc.
Si la C1 préfigure une nouvelle ère de véhicules bon marché, nous, on
applaudit des deux mains et on en redemande, tant elle nous a séduit…
FICHE TECHNIQUE
Moteur
Euro IV
Chevaux Fiscaux
4
Nombre de cylindres
3
Cylindrée
998 cc
Puissance maxi
68 chevaux (50 kW) à 6.000
tr/mn
Couple maxi
93 Nm à 3.600 tr/mn
Transmission
(Vitesse en km/h pour 1.000
tr/mn moteur)
1re
8,1
2e
15,01
3e
21,91
4e
27,96
5e
33,78
Pneumatiques
Avant
Michelin 155 / 65 R14
Arrière
Michelin 155 / 65 R14
Circonférence de roulement
1.699 mm
Essieux - Suspension
Avant
Essieu de type
pseudo-McPherson - Barre antidévers