Digne héritière de la DS, la C6 en conserve certaines caractéristiques, comme l’absence de montants de vitres latérales, ou encore cette suspension ô combien caractéristique, même si la technologie actuelle n’y est pas étrangère. Les qualificatifs désignant ce vaisseau amiral sont légions, mais je synthétiserai ceux-ci par grande routière au style unique et laboratoire ambulant, sans aucune connotation dépréciative.
Technologie
Contrairement à ses devancières, la suspension de la C6 est activée dès le déverrouillage engagé par la télécommande, idem au verrouillage. Les informations concernant la vitesse, le guidage ou les informations de danger sont relayées sur le pare brise à l’intention exclusive du conducteur, ce qu’il est aujourd’hui convenu de désigner comme l’affichage tête haute. Ces informations peuvent, au gré du chauffeur, être réglées en fonction de la taille de ce dernier. L’accessoire d’avertissement du franchissement involontaire de lignes - contin
ues ou discontinues - n’est pas qu’un simple gadget, il prévient le conducteur de sa perte de trajectoire ou
de l’oubli par ce dernier d’indiquer son intention de manœuvrer à l’aide des clignotants. Ce système peut, à tout moment, être désactivé sur simple pression d’une touche.
La vitre arrière, à la forme typiquement incurvée, est escortée en bout de malle par un déflecteur piloté. Ce dernier se déploie à partir de 65 km/h et son inclinaison augmente dès 125 km/h. Il revient en position intermédiaire dès que la vitesse est inférieure à 105 km/h et en position initiale en dessous des 25 km/h. Ajoutons à ce panel déjà très riche les projecteurs directionnels xénon bifonction, l’aide au stationnement avant et arrière, le capteur de pluie ou encore le frein de stationnement électrique.
Les passagers n’ont pas été négligés. L’assise est parfaite, quel que soit l’endroit choisi, mais certaines places sont d’avantage choyées, comme celle du passager arrière droit. Il lui est en effet possible de commander électriquement le glissement du siège avant droit afin de disposer de d’avantage d’espace et de tendre les jambes. A noter également que les sièges arrière sont réglables électriquement et disposent du chauffage, au même titre que les occupants avant.
Le confort à bord est également d’ordre acoustique. Le vitrage latéral feuilleté à isolation acoustique renforcée est ici composé de deux feuilles de verre assemblées à l’aide de films plastique présentant d’excellentes propriétés acoustiques, mais pas uniquement. Il assure en outre une quasi impénétrabilité de l’habitacle en cas de vandalisme ou d’accident.
Sécurité
Outre les systèmes de sécurité dits classiques, à savoir l’ESP, neuf coussins gonflables, les appuis-tête actifs, la C6 dispose également d’un capot actif permettant le soulèvement automatique du capot en cas de choc piéton.
Dynamique
Sur la route la C6 tient toutes ses promesses et les deux motorisations testées, à savoir le 3.0 V6 essence et le 2.7 V6 HDi, n’ont aucune peine à faire évoluer les quelques 2.000 kg de la belle française.
La motorisation diesel à cependant ma préférence à bien des niveaux. Financièrement d’abord, puisque le prix du diesel - associé à une consommation moindre – permet d’effectuer d’avantage de kilomètres à
moindre coût.
D'un point de vue écologique également, puisque les rejets en CO² sont moindres, 230 g/km contre 266 g/km pour l’essence. Et enfin, les performances de la version HDi sont supérieures à celles de la version essence.
Les 215 chevaux développés par le 3.0 V6, contre 205 cv pour la version diesel, ne font pas la différence lorsqu’on compare les prestations. Si la première franchit le cap du 0 à 100 km/h en 9,4 secondes, la seconde se suffira de 8,9 secondes et le couple de 290 Nm à 3.750 tr/mn de la version essence semble bien ridicule face à la valeur de 440 Nm dès les 1.900 tr/mn.
Idem pour ce qui est de la consommation, mais dans ce cas présent, les chiffres sont inversés. Lors de l’essai, le V6 3.0 a affiché une moyenne mixte de 11,4 litres, tandis que sur le même type de trajet, et sur 800 kilomètres, le 2.7 HDi s’est contenté de 8,4 litres.
Ces deux motorisations sont associées à une excellente boîte de vitesses automatique à six rapports. Cette boîte permet, au choix du conducteur, une conduite en full automatique, la sélection manuelle des six vitesses ou encore un mode sport. A notre également, et indépendamment de ce qui précède, que le véhicule peut adopter la suspension sport également.
La C6 est, depuis peu, disponible avec la motorisation 2.2 HDi de 163 cv.
Prix
C6 2.2 HDi boîte 6v manuelle : 40.890 €
C6 2.7 HDi V6 boîte 6v auto adaptive : 46.090 €
C6 3.0 V6 boîte 6v auto adaptive : 43.200 €
Conclusion
Cette limousine dispose de tous les atouts – et même plus - que pour affronter la rude et impitoyable concurrence germanique.