Picasso I ne disparaît pas, mais vive Picasso II
Mis en ligne le 02/02/2007 - Texte :
Marc Lebrun
La deuxième mouture de cette série au nom évocateur du célébrissime fondateur du mouvement cubiste – avec Georges Braque pour les puristes, mais sans intérêt dans le cas qui nous occupe – n’est pas dénuée d’un certain charme. A tel point que sa devancière, la très répandue Xsara Picasso, en ferait même figure de dinosaure. Mais la saga Picasso, c’est avant tout une histoire d’espace et de modularité.
Chiffres à l’appui, il serait inconvenant de considérer l’effet Picasso comme étant un coup d’épée dans l’eau, puisque le Xsara, commercialisé en janvier 2000, a déjà trouvé pas moins de 69.623 acquéreurs à ce jour.
Dans le Top 5 des monospaces les plus vendus en Belgique en 2006, le
Xsara Picasso est deuxième, derrière le Scenic de Renault et devant le
Zafira d'Opel. Ceci explique peut-être pourquoi la marque aux chevrons
est la seconde marque au Top 30 des immatriculations l'année dernière,
derrière l'indétrônable Volkswagen et devant Peugeot, soit une solide
progression de 15,80% par rapport à 2005.
Mais chez Citroën, on ne chasse pas aussi rapidement un clou par un autre. Picasso I ne terminera pas sa carrière avant 2010, même si un troisième trublion disposant de cinq places fera son apparition sur le marché belge lors du week-end du 16 mars de cette année. Dans cette famille là monsieur, la jalousie n’est pas de mise ! Et puisqu’il est question de chiffres, saluons les excellents résultats du C4 Picasso avec 1.193 unités vendues à la fin 2006 et 2.400 à ce jour.
En affublant son C4 Picasso de visiospace, Citroën ne verse pas dans la démesure. Le pare-brise panoramique est tout simplement gigantesque, à tel point que lors des premiers moments à bord, le conducteur n’a d’autre choix que de rehausser son siège afin de ne pas subir cette sensation d’oppression et de miniaturisation. Cette surface se révèle cependant bien utile lorsque les feux de circulation sont disposés en hauteur et au centre de la chaussée. Elle est encore rehaussée par la présence de deux larges fenestrons qui suppriment quasi tout angle mort à l’avant du véhicule en minimisant la largeur des montants.
De la C4 berline, le Picasso hérite du moyeu fixe et du parfumeur d’ambiance. Le confort acoustique et vibratoire est au meilleur niveau. Citroën propose de série et sur toutes les versions, le régulateur de vitesse accouplé au limitateur de vitesse, ce qui selon nous, constitue le meilleur choix, un régulateur étant bien souvent inutilisable sur nos axes fort fréquentés.
Autre innovation : les pare-soleil. Ces derniers sont en effet issus de l’aéronautique et du TGV, en raison du recul de la traverse de pavillon au-dessus de la tête des occupants avant. Ils coulissent donc, de manière indépendante et manuelle, le long d’un rail central et latéral. On peut donc de cette manière, réduire la surface vitrée en hauteur.
La commande de climatisation est scindée, et les commandes sont placées de part et d’autre de la planche de bord.
Les petits plus
Le C4 Picasso dispose de nombreux et vastes espaces de rangement. La planche de bord supérieure est équipée de deux grandes boîtes, tandis qu’au sol – et à la manière de Renault – des espaces sont accessibles sous le plancher.
Si certains concepteurs de véhicules n’attachent pas assez d’importance à l’éclairage du coffre, Citroën a équipé son Picasso d’un éclairage de coffre rétractable et convertible en lampe de poche rechargeable. Idée lumineuse en soi…
Suivant les niveaux de finition, le C4 Picasso s’équipe de rideaux pare-soleil latéraux au rang 2 ainsi qu’à la vitre arrière.
La modularité est exemplaire, et les sièges – tant du rang 2 que du rang 3 – s’escamotent de manière rapide et facile via une simple traction sur la sangle prévue à cet effet.
Les petits moins
On prend les mêmes et on recommence, ou presque. Le C4 Picasso, à l’instar de tous nouveaux véhicules, pêche par sa nouveauté, mais ces petits détails sont en passe de trouver une amélioration définitive. Ainsi, les boîtes situées sur la planche de bord rencontrent les pires difficultés à l’ouverture, du moins lorsque les températures baissent. Il suffit de quelques kilomètres et de quelques degrés supplémentaires pour que ces dernières s’ouvrent, à la grande surprise des occupants. Idem pour les pare-soleil latéraux et arrière. Ils se mettent en place et se rétractent aisément, mais à la troisième manœuvre, ils refusent de réintégrer leur logement initial.
Motorisations
Nous avons procédé à l’essai des deux motorisations qui, selon nous, représentent l’offre la plus judicieuse, à savoir le 1.6 HDi et le 1.8 essence. Dans le premier cas, nous avons testé la motorisation diesel secondée par la boîte manuelle classique à cinq rapports et la boîte robotisée BMP à six vitesses.
La version diesel constitue d’emblée notre maître choix, compte tenu des performances, du couple, de l’agrément de conduite et de la consommation. Les moyennes mesurées sur des parcours mixtes oscillent entre 6,4 litres pour la version 1.6 HDi cinq vitesses, 9,3 litres pour le 1.8 essence et 6,2 litres seulement pour la version diesel équipée de la boîte robotisée. Si cette dernière procure un confort de conduite indiscutable, surtout dans le trafic urbain, elle ne dispose cependant pas du confort d’une automatique classique, mais, chiffres à l’appui, elle est plus économe en carburant.
Sans verser dans les détails techniques, il s’agit d’une boîte classique, à la différence près qu’elle ne nécessite pas de pédale d’embrayage puisque ce dernier est piloté électroniquement. Une boîte automatique dont le rapport est enclenché aura toujours tendance à faire avancer le véhicule à l’arrêt, dans le cas présent, le véhicule se trouve en roue libre dans les mêmes circonstances.
Quelques prix
CITROËN C4 PICASSO 18i 16v TENTATION (127 cv – 92 kW) : 21.000 €
CITROËN C4 PICASSO 20i 16v VTR BMP 6v. (143 cv – 103 kW) : 25.450 €
CITROËN C4 PICASSO 16 HDi 110 FAP TENTATION (110 cv – 80 kW) : 23.000 €
CITROËN C4 PICASSO 16 HDi 110 FAP VTR BMP 6v. (110 cv – 80 kW) : 26.800 €
CITROËN C4 PICASSO 20 HDi 138 FAP VTR BMP 6v. (138 cv – 100 kW) : 26.800 €