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Mis en ligne le 06/10/2006 - Texte Alain Hoebeke
Comment ça marche ?
Le GPS
Il existe actuellement dans le monde deux réseaux de satellites de radionavigation,
- GPS (Geo Positioning System - américain)
- GLONASS (Russe).
Tous deux ont été développés pour les militaires. Le système russe n’a pas débouché sur de véritables applications civiles. C’est donc l’appellation « GPS » qui est passée dans le langage courant. L’Europe développe elle aussi son propre réseau. « Galileo » est toujours en projet mais entre dans sa phase d’aboutissement et devrait venir à la fois compléter et concurrencer le réseau américain.
Mis au point par l’armée américaine, le GPS utilise les signaux de satellites en orbite autour de la terre (24 en tout). Ils émettent un signal qui n’est rien d’autre que…l’heure ! Une heure précise pour chaque satellite. Le temps nécessaire à la transmission de ce signal vers un récepteur (balise) donnera une indication de sa position par rapport au satellite. Un seul signal n’est pas suffisant pour déterminer une position sur le globe terrestre. Vous connaissez le principe de la triangulation ? Il faut « croiser » un minimum de trois signaux satellites pour parvenir à obtenir une situation précise (longitude et latitude). Voilà pourquoi 24 satellites sont nécessaires.
Quand on dit « situation précise », n’oubliez pas que dans le cadre du système GPS, les civils utilisent du matériel militaire. Pour garder un avantage, l’armée a laissé une marge d’erreur volontaire qu’il va falloir affiner.
Pas de panique, c’est là qu’interviennent les calculateurs, logiciels de navigation.
Le calculateur affine les données et les met en rapport avec les informations fournies par le logiciel (relevés cartographiques). Voilà comment vous visualisez votre route sur écran. De la flèche directionnelle aux images de synthèse, la qualité de l’affichage s’est largement améliorée ces dernières années. Sans oubliez qu’après l’image, il y a aussi le son, la voix d’un interlocuteur (ou d’une interlocutrice) qui vous rappellera au bon moment de prendre l’embranchement que vous vous apprêtiez à louper !
Le GPS a commencé sa carrière automobile sur base de systèmes intégrés. Ils existent toujours aujourd’hui. Ecran de large dimension dans le tableau de bord, lecteur DVD/CD pour les données cartographiques, interface vocale, tableau de commande dans la console centrale, ces systèmes sont de plus en plus répandus mais toujours onéreux. Si vous avez déjà la voiture et pas de GPS, vous avez toujours le loisir de vous rabattre sur les systèmes amovibles. Qu’ils s’agissent de systèmes de navigation purs et durs ou d’un logiciel installé sur votre ordinateur de poche (PDA), un support ventouse et la prise dans l’allume-cigare suffisent à vous projeter à la pointe des technologies de navigation. Les noms les plus connus sont également les plus fiables mais ici aussi le
marché devient de plus en plus concurrentiel. Les potentialités se multiplient et la navigation fait place à la téléphonie embarquée, la lecture de fichiers MP3…
Attention, quel que soit votre choix, n’oubliez pas : avec un GPS seul l’embouteillage impromptu pourra encore justifier votre retard à un rendez-vous. Et encore…pas pour longtemps, car il est déjà possible de vous envoyer les infos sur les ralentissements sur le réseau routier !
Plus d’infos sur « Galileo » : http://europa.eu.int/comm/dgs/energy_transport/galileo/index_fr.htm
Plus d’infos sur les systèmes GPS « portables » :
www.garmin.com ; www.tomtom.com ; www.viamichelin.fr ; www.alturion.com ; www.navigon.com
Ou encore un comparatif très complet sur :
http://www.tthardware.com/modules.php?name=News&file=article&sid=8450
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