|
Toyota Verso : un monovolume anti-stress
Mis en ligne le 30/01/2010 - Par Benoît
PIETTE
Discret
et se fondant facilement dans le flot des voitures, on ne peut
pas dire que le Verso soit un véhicule particulièrement
"glamour" du reste, ce n'est pas sa vocation.
"Chacun s'y retrouve" clame Toyota à son
propos. Mais ne dit-on pas aussi "Qui trop embrasse mal étreint"
?
Un concept éprouvé
Le Verso, nouvelle mouture, perd son patronyme Corolla, en revanche,
elle gagne quelque sept centimètres par rapport à sa devancière.
Notons qu'à présent, ses dessous sont communs avec l'Avensis. Un
oeil averti remarquera une carrosserie plus lisse.
A l'intérieur, les compteurs à aiguilles placés au centre de
la planche de bord rappelleront ceux de feue la Nissan Primera. A
son volant, toutes les commandes tombent bien en main et sont
particulièrement douces. Le changement de vitesses est typiquement
Toyota : il allie précision et rapidité. L'ergonomie et la finition
sont aussi au rendez-vous et les emplacements sont nombreux et
utilisables. L'écran multimédia
de
l'ordinateur de bord à commandes tactiles est intuitif. Le
multimédia embarqué est de bonne facture, il dispose d'une prise AUX
placée latéralement à droite de la console centrale, donc invisible
pour le conducteur.
Comme sur d'autres voitures de la gamme Toyota, la boîte à gant
se subdivise en deux parties avec chacune leur couvercle. Les sièges
sont confortables et accueillants et les réglages simples suffisent
à trouver une position adéquate. En chicanant, peut-être qu'une
assise un peu plus longue aurait été meilleure. Le plancher est plat
et les sièges de la deuxième rangée sont disposés sur une glissière;
ce qui permet de faire varier le volume du coffre au seuil assez
haut. Notre exemplaire bénéficiait d'un toit en verre panoramique
rendant l'intérieur particulièrement lumineux. Celui-ci s'occulte
par des volets électriques.
La visibilité périphérique est bonne, néanmoins, la présence
d'une caméra de recul s'avère un plus lors
des
manœuvres de stationnement. Assez curieusement, les rétroviseurs
extérieurs ne se rabattent pas électriquement, cette omission est
assez étrange d'autant plus que l'Urban Cuiser essayé une semaine
plus tôt, disposait de cet équipement malgré une largeur moins
importante (1,72 m pour 1,79 m). Avec 4,44 m, le Verso est trois
centimètres plus petit qu'un C4 Picasso, ce qui ne l'empêche pas
d'avoir une configuration sept places grâce à deux sièges qui se
déploient aisément dans le coffre. Cependant, comme la plupart de
ses concurrents, ces places seront réservées à des enfants. A
signaler que dans cette configuration, le coffre est à oublier… En
version cinq places, son volume de chargement atteint 440 dm³.
Sur route
Par
rapport à la version précédente, la tenue s'apparente plus à une
berline et son roulis reste limité. Notre version disposait du
moteur diesel 2 litres D-4D (DFP) à boîte six. Ce moteur développe
126 ch. à 3600 rpm. Avec un couple de 310 Nm constant de 1800 à 2400
rpm, sa conduite reste souple en toutes circonstances. Le bruit du
moteur reste très contenu : il est vrai qu'en sixième, il ne tourne
qu'à un peu plus de 2000 rpm à 120 km/h. Quant à sa consommation,
elle reste raisonnable pour une masse d'au moins 1,6 T : demeurer
sous la barre des six litres au cent kilomètres est tout à fait
possible.
Soft… Avec
une finition irréprochable, cinq ans de garantie et des prix
compétitifs, le Verso fait mieux que se défendre. Sa tenue de route
est peut être moins incisive qu'une Mazda5 ou un Renault Grand
Scénic, mais elle procure à ses passagers une sérénité qui s'avérera
très appréciée lors des grandes transhumances de l'été. Après tout,
n'est-ce pas ce que l'on demande d'un monovolume ?
Nos précédents essais sont disponibles
ICI
Haut de page
|